Bruxelles, 04/06/2013 (Agence Europe) - La Fédération des Humanistes européens (EHF) dénonce une attitude discriminatoire de la part de la présidence irlandaise qui favorise, selon elle, le dialogue avec les Églises au détriment des organisations non confessionnelles. « La présidence irlandaise de l'UE a clairement mis en œuvre l'article 17 de manière biaisée en faveur des Églises. Ce faisant, elle a choisi d'ignorer la voix des millions d'Européens non croyants, ce qui va à l'encontre des valeurs européennes d'égalité et de non discrimination », s'indigne l'EHF.
Le 21 novembre 2012, la Fédération des Humanistes européens a sollicité une rencontre avec des représentants du gouvernement irlandais, ceux-ci planifiant de s'entretenir avec les Églises au cours de la présidence irlandaise. Le 8 mars 2013, le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, rencontrait le représentant de la COMECE, Patrick Daly, à Dublin. Malgré les sollicitations répétées de l'EHF pour organiser une même rencontre, le gouvernement irlandais n'a pas répondu favorablement à la demande. Les Humanistes européens rappellent à l'Irlande l'article 17 du Traité selon lequel l'UE doit maintenir « un dialogue ouvert, transparent et régulier » avec les religions, les Églises ET les communautés de conviction. Ils regrettent cette occasion manquée de discuter avec la présidence irlandaise de sujets qui tiennent à cœur à une grande majorité d'Européens laïques comme la montée du populisme, le financement européen de la recherche (Horizon 2020) et la nouvelle directive européenne anti-discrimination mais aussi de sujets de société comme la loi anti-avortement irlandaise ou encore la loi anti-blasphème. (IL)