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Bulletin Quotidien Europe N° 10849
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) supervision bancaire

Les députés européens ont encore quelques doutes

Bruxelles, 21/05/2013 (Agence Europe) - Les députés européens, mardi 21 mai, ont paru d'accord sur le fait que malgré l'urgence de mettre sur pied un mécanisme de supervision bancaire, premier pilier de l'Union bancaire, il ne faut toutefois pas agir dans la précipitation.

Sylvie Goulard (ADLE, française) a déclaré qu'il restait quelques conditions à clarifier avant de pouvoir avaliser un accord. Les doutes qu'elle conserve, comme beaucoup d'autres, concernent le choix même de la Banque centrale européenne (BCE) comme organe de supervision.

« Il faut trouver au sein de la BCE le moyen d'organiser les choses », afin de bien séparer la politique monétaire des nouvelles attributions de supervision, a-t-elle déclaré, ajoutant que cela lui semblait faisable. Sven Giegold (Verts/ALE, allemand), rapporteur sur le dossier, a reconnu qu'il y avait des « limites juridiques à cette séparation », mais « nous sommes allés aussi loin que possible » lors des négociations. Même son de cloche du côté du commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier, qui a assuré que « les deux compétences seront effectivement complètement séparées en pratique ».

Antolin Sanchez Presedo (S&D, espagnol) a estimé que lorsque « l'on a du pouvoir, il faut assumer les responsabilités démocratiques qui en découlent ». Sur ce point, Philippe Lamberts (Verts/ALE, belge) s'est dit « outré de l'attitude de la BCE », ou plutôt des membres de son directoire, le Luxembourgeois Yves Mersch et le Portugais Vitor Manuel Ribeiro Constâncio, qui selon M. Lamberts, ont en substance déclaré au Parlement européen que ce dernier n'avait « rien à faire dans cette affaire ». « La BCE devra agir en transparence et rendre des comptes », a surenchéri Burkhard Balz (PPE, allemand). À ses yeux, la confiance qu'impose la crédibilité de l'institut de Francfort, « c'est bien, mais le contrôle, c'est mieux ». M. Barnier a estimé que si le mécanisme de supervision (MSU) avait été disponible il y a trois ans, beaucoup des problèmes auraient pu être évités. Lucinda Creighton, ministre irlandaise des Affaires européennes, a rappelé que le MSU n'était qu'une première étape de l'Union bancaire, et que beaucoup restait à faire sur les autres piliers. M. Barnier a promis des propositions dans les prochaines semaines. (EL)

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