Bruxelles, 21/05/2013 (Agence Europe) - L'an dernier, 94% des eaux de baignade de l'Union européenne satisfaisaient aux normes de qualité minimales imposées par la législation de l'UE (contre 92,1% en 2011 et en 2010), selon le dernier rapport annuel sur la qualité des eaux de baignade européennes publié mardi 21 mai par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) et la Commission européenne. Par exigences minimales, on entend les valeurs contraignantes de la directive 2006/7/CE et non pas les valeurs guides incitant à l'excellence. Quoi qu'il en soit, cette amélioration de la qualité des eaux qui se confirme d'année en année est une bonne nouvelle.
Fruit de la synthèse réalisée par l'AEE à partir des données collectées par les autorités locales au cours de l'été 2012 et transmises par les États membres avant la fin de l'année 2012, ce rapport passe en revue 22 000 sites de baignade en mer, dans les lacs et les rivières dans toute l'Europe (les 27 États membres de l'UE, plus la Croatie et la Suisse).
Au palmarès 2012, Chypre et le Luxembourg sont les champions toutes catégories puisque tous leurs sites de baignade répertoriés satisfaisaient à l'excellence des valeurs guides. Huit autres États membres pouvaient s'enorgueillir d'atteindre l'excellence pour un pourcentage de sites supérieur à la moyenne de l'UE: Malte (97% contre 90% en 2011), la Croatie (95% contre 90% en 2011), la Grèce (93% contre 90% en 2011), l'Allemagne (88%) le Portugal (87%), l'Italie (85%) la Finlande (83%) et l'Espagne (83%)
De l'avis de Janez Potocnik, commissaire européen à l'Environnement, « il est encourageant que la qualité des eaux de baignade européennes s'améliore constamment. Il reste néanmoins beaucoup à faire pour garantir que la totalité de nos eaux soient adaptées à la baignade ou soient potables, et que nos écosystèmes aquatiques soient sains. L'eau est une ressource précieuse et nous devons mettre en place toutes les mesures nécessaires pour la protéger pleinement ». Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE, renchérit en ces termes: « Le rapport montre que les eaux de baignade sont en règle générale de très bonne qualité, mais qu'il subsiste quelques sites confrontés à des problèmes de pollution ; c'est pourquoi nous invitons instamment chacun à se renseigner sur le classement de son lieu de baignade favori. »
En dépit de l'amélioration générale, le rapport révèle en effet que près de 2% des sites de baignade présentaient en 2012 une qualité insuffisante des eaux, comme c'était déjà le cas en 2011. Les pourcentages les plus élevés de sites non conformes ont été relevés en Belgique (12%), aux Pays-Bas (7%) et au Royaume-Uni (6%). Certaines de ces plages ont dû être fermées lors de la saison balnéaire 2012.
De manière générale, les sites de baignade côtiers sont bien classés, puisqu'ils sont plus de 95% à respecter les normes minimales impératives et que la qualité des eaux est excellente pour 81% d'entre eux. S'agissant des eaux de baignade intérieures (lacs et rivières), les performances sont moindres. 91% des sites font mieux que les normes minimales impératives et 72% de ces sites ont des eaux d'excellente qualité.
Les surcharges dues aux pluies d'orage, qui se produisent lorsque les réseaux d'évacuation des eaux ne peuvent endiguer de fortes pluies, posent encore problème dans certaines zones, même si un meilleur traitement de l'eau et une diminution des rejets d'eaux usées non traitées dans l'environnement ont amélioré la qualité de l'eau.
La qualité globale des eaux de baignade dans l'UE s'est nettement améliorée depuis 1990. Au début des années 1990, seuls 60% des sites environ présentaient une excellente qualité de l'eau tandis que 70% étaient conformes aux normes minimales. La surveillance des eaux se fait via un échantillonnage et l'analyse, par les laboratoires des niveaux de bactéries, notamment les entérocoques intestinaux et la bactérie Escherichia coli, conformément aux dispositions de la directive de 2006 sur la qualité des eaux de baignade que les États membres sont tenus de mettre en œuvre d'ici à décembre 2014. (AN)