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Bulletin Quotidien Europe N° 10849
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chine

L'Allemagne veut éviter une guerre commerciale

Bruxelles, 21/05/2013 (Agence Europe) - Tandis que le commissaire affirme sa fermeté face à Beijing, Berlin s'inquiète de l'impact des actions entreprises par la Commission contre le commerce déloyal chinois.

La Chine n'est pas la seule à s'être indignée, la semaine dernière (EUROPE n° 10847), de l'offensive lancée par le commissaire Karel De Gucht contre le commerce déloyal chinois, tant dans le secteur photovoltaïque que dans celui des équipements de télécommunication, d'une part en proposant début mai d'imposer de lourdes taxes antidumping contre les exportations chinoises de panneaux solaires (EUROPE n° 10843), d'autre part en annonçant à la mi-mai de possibles enquêtes ex-officio - autrement dit sans plainte préalable de l'industrie européenne - antidumping et antisubventions visant les équipementiers chinois de télécoms Huawei et ZTE (EUROPE n° 10846).

Premier exportateur européen en Chine, l'Allemagne a en effet réagi avec circonspection, tant au niveau du gouvernement que de son industrie, aux initiatives prises par M. De Gucht. Dans un entretien au Welt am Sonntag, le ministre allemand de l'Économie, Philipp Rösler, n'a pas mâché ses mots: les taxes antidumping contre le photovoltaïque chinois constituent à ses yeux « une grave erreur ». « (La réaction chinoise) montre que la sanction par la taxation des importations n'est pas le bon instrument (…) L'industrie allemande s'inquiète, et à juste titre. J'attends de la Commission qu'elle fasse tout pour empêcher un conflit commercial », a-t-il ajouté, appelant l'exécutif européen à négocier et dialoguer avec Beijing, plutôt que de recourir à la menace. Le même jour, la puissante fédération des industriels allemands (BDI) a appelé à négocier sur le dossier photovoltaïque et éviter tout conflit durable avec la Chine. La veille, la fédération du commerce extérieur allemand (BGA), avait mis en garde contre une guerre commerciale avec la Chine si aucune solution n'est trouvée. Une polémique qui intervient avant la visite, fin mai, du nouveau Premier ministre chinois Li Keqiang en Allemagne, dont le commerce bilatéral avec la Chine, fort de 160 milliards d'euros en 2012, représente 30% des échanges UE/Chine. S'il se rendra aussi en Suisse, M. Li évitera Bruxelles.

Le commissaire De Gucht a pour sa part affirmé sa fermeté à l'égard de Beijing, en prenant soin de citer nommément, pour la première fois, le 17 avril, les deux équipementiers télécoms chinois mis en cause dans son annonce du 15 mai, Huawei et ZTE. En déplacement à New York, M. De Gucht a confirmé dans un entretien à Reuters que la Commission était prête à lancer une enquête formelle contre les géants chinois des télécoms sur les violations présumées des règles antidumping et antisubventions afin de protéger un secteur « stratégique » pour l'économie européenne. Une enquête sans plainte formelle des équipementiers européens Ericsson, Alcatel-Lucent et Nokia Siemens Networks, qui préfèrent éviter des représailles chinoises. (EH)

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