Bruxelles, 21/05/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne propose de faire preuve de flexibilité à l'égard de la Grèce, de Chypre, du Portugal, de la Roumanie et de la Slovaquie, afin que ces pays puissent tirer parti au maximum des fonds de l'UE. Il s'agit de ne pas perdre une partie de l'enveloppe qui leur est allouée sous cette période de programmation prenant fin cette année, et de contribuer à lutter contre le chômage des jeunes, à soutenir les PME et à financer de grands projets d'infrastructures en temps de crise.
Mardi 21 mai, la Commission a donc proposé de débloquer plus facilement 400 millions d'euros pour la Grèce, 100 millions pour le Portugal et 20 millions pour Chypre en 2014. Pour ce faire, le cofinancement européen au sein de la politique de cohésion serait porté au maximum de 95% pour ces trois pays, permettant de réduire la contribution nationale à 5% uniquement.
La Roumanie et la Slovaquie pourraient également dépenser certaines parties de leur enveloppe cohésion pour la période de programmation actuelle au-delà de 2013, et donc bénéficier d'un délai supplémentaire pour utiliser l'argent disponible.
Ces mesures destinées à ces cinq pays doivent être adoptées par le Parlement européen et le Conseil. Le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, explique que par cette démarche la Commission européenne montre qu'elle est « disposée à faire preuve de solidarité et de souplesse pour aider les pays qui sont durement frappés par la crise à retrouver le chemin de la croissance. Les mesures spécifiques (…) aideront ces pays à utiliser ces investissements ô combien nécessaires pour créer des emplois durables en soutenant les petites et moyennes entreprises et en les aidant à avoir accès au financement, pour aider les jeunes à trouver du travail, et pour encourager l'innovation et la recherche ». Les mesures proposées n'augmentent pas les fonds européens à disposition mais permettent de mieux les utiliser, et allègent la pression financière sur les budgets nationaux qui doivent participer au cofinancement. Toutefois, le commissaire souligne que « si elle offre une bouffée d'oxygène, cette proposition ne peut pas se substituer à des réformes ni à une accélération dans l'utilisation des fonds ».
Cette initiative de la Commission répond à des demandes du Conseil et des 27 pour une utilisation plus optimale des fonds, et s'ajoute à d'autres mesures complémentaires simplifiant l'utilisation des fonds, comme le relèvement temporaire (jusque fin 2013) du taux de cofinancement européen de 10 points pour les pays les plus touchés par la crise. Mesure prolongée de deux ans pour la Grèce, le Portugal et Chypre dans la nouvelle proposition. (MD)