Bruxelles, 14/05/2013 (Agence Europe) - Les efforts entrepris par la Grèce « sont énormes et mènent à des résultats », a estimé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselboem, à l'issue de la réunion des Dix-sept lundi soir 13 mai.
L'eurozone a pu conclure que les éléments nécessaires étaient en place pour finaliser les procédures nationales requises pour l'approbation d'un montant total de 7,5 milliards d'euros. Klaus Regling, directeur général du Fonds européen de stabilité financière (FESF), a expliqué que le déboursement de cette tranche se ferait en deux temps. Le décaissement d'une première tranche de 4,2 milliards, nécessaire d'ici la semaine prochaine, devrait être soumis pour approbation à son conseil d'administration, « si toutes les actions prioritaires sont remplies et si les procédures nationales sont terminées ». Un second montant de 3,3 milliards sera versé en juin, « car il n'est pas nécessaire avant » et que son versement requiert « la mise en œuvre de jalons » spécifiques.
L'Eurogroupe s'est félicité du fait que les objectifs budgétaires aient été atteints en 2012 et qu'il est prévu que la Grèce reste dans les clous en 2013 et 2014. Dans un rapport publié lundi, la Commission avait en effet prévu que le budget primaire du pays, c'est-à-dire hors service de la dette, serait à l'équilibre en 2013 et légèrement excédentaire en 2014 (1,5% du PIB national). Pour dégager un excédent primaire de 3% en 2015 et de 4,5% en 2016, de nouveaux efforts seront toutefois nécessaires, a estimé la Commission.
Les Seize ont salué les mesures prises pour améliorer la collecte d'impôts, et ont encouragé à poursuivre dans ce sens afin de garantir « une distribution équitable de l'effort », selon M. Dijsselbloem.
Les privatisations seraient quant à elles toujours à la traîne, selon un rapport de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) obtenu par Reuters. Les objectifs auraient ainsi été revus à la baisse, de 2,6 milliards d'euros à 2 milliards. Enfin, alors que le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, s'estime confiant que la Grèce pourra tenter un retour sur les marchés l'année prochaine, la 'troïka' estime, quant à elle, qu'il faudra plusieurs années à Athènes pour le faire.
Athènes doit par ailleurs rembourser 5,6 milliards d'euros d'obligations arrivant à maturité lundi 20 mai. L'Agence de gestion de la dette grecque (PDMA) a annoncé avoir levé mardi 1,3 milliard d'euros en bons du Trésor à trois mois, à des taux en légère baisse (4,02% contre 4,05 en avril). Cela fait partie des émissions régulières auxquelles la Grèce a recours pour couvrir ses besoins courants. (EL)