Bruxelles, 14/05/2013 (Agence Europe) - Presqu'un an après l'accord des institutions européennes sur la phase pilote des « projects bonds » en juillet dernier, le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Werner Hoyer, se dit optimiste, sans occulter le fait que la crédibilité de cet outil innovant de financement dépendra du succès du premier projet.
Les « projects bonds » sont des emprunts obligataires à destination de grands projets. Ils ont pour ambition d'attirer les financements privés dans les infrastructures en Europe en limitant la prise de risque. Depuis juillet 2012, 230 millions d'euros ont été mis à disposition de la phase pilote, dirigée par la BEI et la Commission européenne. Cette somme devrait dégager par effet de levier des investissements privés à hauteur de 4,6 milliards d'euros.
Les premiers projets de la phase pilote (une petite dizaine) devraient être lancés d'ici la fin de l'année. Ceux-ci seront répartis dans plusieurs zones de l'Union européenne, a affirmé le président de la BEI, Werner Hoyer, lundi 13 mai, à l'occasion d'une conférence conjointe avec le Comité des Régions (voir autre nouvelle). « Il n'y aura pas de concentration sur une seule partie de l'Europe » a-t-il déclaré, mentionnant également que la phase pilote se concentrerait davantage sur les infrastructures de transport, que sur l'énergie ou les télécommunications.
M. Hoyer a également souligné l'importance du premier test sur le marché de ces emprunts obligataires: « Il faut que l'on soit certain de réussir avec le premier projet, si pas ce serait toute l'idée qui pourrait être discréditée. » Si la phase pilote s'avère concluante, la Commission pourrait alors encore améliorer cette ingénierie financière et la généraliser. (MD)