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Bulletin Quotidien Europe N° 10845
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Pour la commissaire Georgieva, il est possible d'affiner les sanctions

Bruxelles, 14/05/2013 (Agence Europe)- La commissaire à la Coopération internationale, Kristalina Georgieva, a souligné, le 14 mai, qu'il y a « de la place pour affiner le régime de sanctions » de l'UE à l'encontre de la Syrie, « pour que l'humanitaire puisse pénétrer en Syrie ». « Il faut continuer à essayer d'aider la population à l'intérieur du pays », a-t-elle précisé, tout juste de retour du Liban et de Jordanie. Elle a expliqué qu'il est « approprié, vu l'énormité de la tragédie, que l'on explore des moyens ultérieurs pour permettre l'accès humanitaire », ajoutant que « les médicaments, la nourriture et les carburants » pour l'aide humanitaire sont « une priorité ». Mme Georgieva a évoqué la levée de l'embargo sur le pétrole dans les régions contrôlées par l'opposition. Mais si la décision politique a été prise le 22 avril (EUROPE n° 10832), le règlement d'application n'a toujours pas été adopté.

La veille, en voyage aux États-Unis, le Premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué que le Royaume-Uni « continue d'examiner et de considérer l'embargo sur les armes et de voir si nous devons procéder à des modifications en vue de faciliter notre travail avec l'opposition ». « Je crois qu'il y a plus que nous pouvons faire, à côté des conseils techniques, assistance, aide, afin de la façonner, afin de travailler avec elle », a-t-il ajouté, précisant pour les sceptiques que, selon lui, si l'opposition syrienne reconnue comme légitime n'est pas aidée, « nous ne devrons pas être surpris si les éléments extrémistes se développent ».

Pas de solution politique à court terme

Tout comme David Cameron et le président américain Barack Obama, la commissaire a salué l'initiative d'une conférence pour la paix, dite Genève 2, tout en soulignant son scepticisme quant à une solution rapide du conflit. « Il ne faut pas abandonner l'idée d'une solution politique. Il faut mettre en place Genève 2, c'est tout ce que l'on a. Il faut essayer de créer des ponts entre les parties, les amener à négocier », a expliqué Mme Georgieva, précisant que les Syriens ne « s'attendent pas à une résolution rapide. Tellement de sang a coulé qu'amener les parties à la table des négociations ne sera pas facile ». Avant d'ajouter que si la voie politique est « extrêmement difficile », c'est « la seule solution pour mettre fin à la souffrance des gens » et qu'il faut poursuivre dans ce sens « avec encore plus de détermination ». Mme Georgieva a ajouté que « tout effort pour mettre fin à cette folie » doit être fait. La commissaire a également appelé au respect du droit humanitaire pour toutes les parties au conflit et invité à un soutien supplémentaire. « Il faut encore apporter un soutien supplémentaire, il faut aller plus loin. Il faut voir comment augmenter notre contribution, tant au niveau humanitaire que pour soutenir les communautés locales sur le terrain », a-t-elle expliqué, ajoutant qu'« il est essentiel que la communauté internationale se réveille, car il y a en Syrie la crise humanitaire la plus importante de ces dernières années ».

Par ailleurs, le groupe des Amis de la Syrie se réunira une nouvelle fois « en milieu de semaine prochaine » en Jordanie, a annoncé le ministre des Affaires étrangères jordanien, le 14 mai. (CG)

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