Bruxelles, 14/05/2013 (Agence Europe) - Une journée d'action européenne a été menée par la Fédération européenne des travailleurs du transport (ETF), mardi 14 mai, pour s'opposer une libéralisation plus poussée du transport routier que la Commission européenne envisage de préconiser dans les prochains mois. Le groupe des socialistes et démocrates du Parlement européen s'est associé à la protestation, donnant la priorité à la mise en application du règlement en vigueur (CE 1072/2009).
Avant l'été, ou en septembre, la Commission européenne devrait présenter une révision des dispositions relatives au marché domestique du transport routier, notamment les restrictions liées au cabotage (trois voyages sous sept jours dans un marché domestique autre). L'ETF déplore que le secteur ne soit pas prêt pour une libéralisation plus avancée, alors que les conditions de travail et de salaire sont inégales dans l'UE (les chauffeurs d'Europe de l'Est gagneraient jusqu'à dix fois moins que les conducteurs de l'UE à 15). À la place d'un » libéralisation à tout va, les syndicats recommandent d'améliorer l'application de la législation existante.
Une rhétorique que partage le député européen Saïd El Khadraoui (belge) qui a soutenu la mobilisation des transporteurs routiers. Il recommande de contrôler les entreprises « boîtes postales », de mieux respecter les temps de conduite et de repos, et de créer un registre européen des entreprises de transport. Il rappelle avoir déjà à plusieurs reprises « fait clairement savoir au commissaire Kallas que nous n'envisageons pas plus d'ouverture du marché du cabotage » et espère que celui-ci prendra en compte l'avis des sociaux démocrates, à savoir inclure dans ses propositions « une meilleure application et une surveillance accrue des règles actuelles relatives à la législation sociale dans les transports routiers ». (MD)