Bruxelles, 14/05/2013 (Agence Europe) -Banque européenne d'investissement (BEI) et Comité des Régions (CdR) se sont penchés de concert sur la meilleure manière de maximiser l'impact des dépenses publiques locales et régionales et du budget 2014-2020 de l'UE, lors d'une journée de réflexion organisée conjointement lundi 13 mai.
Alors que le budget de l'Union sera pour la première fois revu à la baisse, il est d'autant plus crucial pour les régions d'en tirer le meilleur parti, deux tiers des dépenses publiques en Europe étant à la charge des autorités locales. Le président du Comité des Régions, Ramón Luis Valcárcel Siso, a donc plaidé pour trouver des « manières innovantes pour financer les indispensables investissements à long terme des autorités locales ». Pour ce faire, la BEI est un atout de taille car, comme l'a rappelé le président de l'institution, Werner Hoyer, « les régions doivent avoir accès à une combinaison d'activités de prêt, de financement et d'expertise pour que les projets soient viables ». M. Hoyer a encore précisé que « les autorités locales et régionales sont les partenaires clés de nos activités, et nous les soutenons. Notre rôle en tant qu'institution publique est de répondre aux failles du marché, et de débloquer des investissements ». La capacité de financement de celle-ci devrait d'ailleurs être de 65 à 70 milliards d'euros en 2013-2015.
M. Valcarcel s'est d'ailleurs félicité des « prêts cadres » et des « prêts-programme structurel » propres à la BEI, jugeant que ces instruments pourront financer « un portfolio d'investissements et dépasser les barrières liées à la taille des projets ». M. Hoyer a d'ailleurs noté une tendance à soutenir de plus en plus de « petits récipiendaires » comme les PME, contre des gros projets d'infrastructure par le passé.
Présent lors de la conférence, le Commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, a aussi fait valoir les travaux de la Commission européenne en matière de régulation financière, soit 28 textes législatifs, alors que « les prêts coûtent plus cher, que l'argent est plus rare ». Efforts salués par le président du CdR, qui attend toujours toutefois de la Commission de clarifier l'application des règles sur les aides d'État: « Il faudra un régime plus flexible pour l'investissement à long terme », a-t-il recommandé. (MD)