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Bulletin Quotidien Europe N° 10829
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Les prévisions de printemps de la Commission présentées le 3 mai

Bruxelles, 17/04/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne dévoilera, vendredi 3 mai, ses prévisions économiques de printemps pour l'Eurozone et l'Union européenne.

Mercredi 29 mai, elle adoptera ses recommandations pays par pays sur la base des programmes nationaux de stabilité et de réforme que chaque État membre lui aura soumis d'ici à mi-avril. En juin, le Conseil européen sera appelé à endosser ces recommandations telles quelles ou en les modifiant, clôturant ainsi le processus budgétaire du 'Semestre européen' pour 2013.

France. Les autorités françaises ont présenté, mercredi 17 avril, leur programme de stabilité et de réformes. Sur le plan budgétaire, elles prévoient une croissance du PIB français de 0,1% en 2013 et de 1,2% en 2014. Interrogé sur ces hypothèses de croissance, le porte-parole du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a pris note… des hypothèses retenues par le Haut conseil français des finances publiques et par le FMI, toutes deux publiées la veille. Le Haut conseil juge les prévisions du gouvernement français pour 2013 trop optimistes, tandis que le FMI table sur une récession cette année (chute du PIB de 0,1%) et un retour à une croissance faible (0,9% du PIB) pour 2014. Nous ferons connaître notre interprétation le « 3 mai », a dit le porte-parole de M. Rehn. Et d'ajouter: « C'est dans l'intérêt de la France » de renforcer sa compétitivité en consolidant durablement les finances publiques et en mettant en œuvre des réformes structurelles.

Refusant « d'ajouter l'austérité à la récession », le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, a confirmé que le déficit public de la France atteindra « 3,7% » du PIB en 2013, soit le même chiffre que celui de la Commission européenne, dans une interview au journal Le Monde publiée mercredi. « Nous ne ferons aucun effort budgétaire supplémentaire en 2013 en dehors de celui déjà engagé et qui porte sur plus de 30 milliards d'euros », a-t-il souligné. Faisant valoir son effort soutenu en matière de réduction du déficit public sur une base structurelle (débarrassée des effets de la conjoncture), la France espère bénéficier d'une année supplémentaire pour rapporter son déficit public à 2,9% en 2014. (MB)

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