Bruxelles, 17/04/2013 (Agence Europe) - Passer à la vitesse supérieure dans l'adaptation au changement climatique - corollaire indispensable à la réduction des émissions de gaz à effet de serre- et mieux se prémunir financièrement contre des catastrophes de plus en plus fréquentes par des régimes d'assurance adaptés, c'est l'ambition que nourrit la Commission européenne pour l'Union européenne et c'est l'objet de deux initiatives adoptées mardi 16 avril par le collège des commissaires.
La communication sur l'adaptation, préparée par les services de Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, jette les bases d'une stratégie d'adaptation européenne par l'établissement d'un cadre et de mécanismes capables d'aider l'UE à renforcer sa résilience au réchauffement déjà à l'œuvre dans toute l'Europe, avec son cortège de phénomènes météorologiques extrêmes qui se multiplient. Cette stratégie privilégie des solutions d'adaptation peu onéreuses, bénéfiques pour l'économie et pour l'environnement. Elle sera débattue par le Conseil Environnement informel de Dublin (22-23 avril) et le 29 avril à Bruxelles lors d'une conférence des parties prenantes qu'organisera la Commission
La Commission entend encourager tous les États membres à adopter des stratégies d'adaptation et mettra des financements à disposition pour les aider à renforcer leurs capacités d'adaptation et à prendre des mesures. Elle apportera également son soutien aux municipalités en lançant un engagement volontaire sur le modèle du « Pacte des maires ». L'action de l'UE favorisera l'adaptation dans les secteurs les plus vulnérables, comme l'agriculture et la pêche, et continuera à encourager son intégration dans la politique de cohésion afin d'assurer la résilience des infrastructures européennes, tout comme elle encouragera le recours aux assurances contre les catastrophes d'origine naturelle et humaine. Il conviendra aussi d'améliorer les connaissances sur l'adaptation et de renforcer la plateforme européenne CLIMATE-ADAPT en la transformant en un guichet d'information unique. La Commission espère qu'en encourageant les investissements résilients au changement climatique cette stratégie créera de nouveaux emplois dans les secteurs de la construction, de la gestion de l'eau, des assurances, des technologies agricoles et de la gestion des écosystèmes.
Le Livre vert sur les assurances contre les catastrophes d'origine naturelle et humaine, préparé par les services du commissaire Barnier, lance le débat, jusqu'au 30 juin, sur la disponibilité des formules d'assurance existantes dans les États membres et sur leur adéquation aux besoins pour déterminer si des mesures prises à l'échelle de l'UE pourraient être appropriées. Dans les deux cas, c'est la recherche d'économies qui guide la Commission - économies en vies humaines, en soins de santé, en dégâts matériels et environnementaux considérables -, le coût minimum de la non-adaptation étant chiffré à 100 milliards d'euros par an en 2020 et de 250 milliards d'euros en 2050 pour l'ensemble de l'Union européenne. (AN)