Strasbourg, 17/04/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souhaité, le 16 avril, lors de sa visite en ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), que soit rapidement résolu le différend avec la Grèce à propos du nom « Macédoine », une question qui bloque l'ouverture des négociations d'adhésion de l'ARYM. « Il faut conclure ces longues discussions sur la question du nom sans délai. (…) Je sais que cela peut être très difficile, mais il n'y a pas d'autre alternative, pas d'autre voie à suivre. Et agir plus tôt est mieux que plus tard », a-t-elle expliqué à l'issue de ses rencontres avec le Premier ministre, Nikola Gruevski, le président de l'Union démocratique pour l'intégration, Ali Ahmeti, le leader de l'opposition, Branko Crvenkovski, et le président, Gjorge Ivanov. « C'est la seule manière de pouvoir progresser sur la voie européenne », a-t-elle ajouté. Mme Ashton a ainsi appelé les deux parties à tirer « pleinement parti » des efforts déployés par le représentant des Nations unies, alors que les négociations « ont pris un nouvel élan » avec la présentation d'une nouvelle proposition.
La Haute représentante a aussi précisé que la mise en œuvre continue de l'accord-cadre d'Ohrid « dans l'esprit et dans la lettre », est « absolument nécessaire ». Elle a rappelé l'importance d'un « dialogue politique constructif et inclusif » et d'un « dialogue inclusif » avec les médias et la société civile.
Tout comme la Haute représentante, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a souligné le 16 avril, lors de la présentation du rapport de progrès sur l'ARYM, que l'UE suit de près la mise en place de l'accord politique du 1er mars après plus de deux mois de crise politique (EUROPE n° 10828). « J'ai encouragé les dirigeants politiques à dépasser les clivages et créer un nouveau ton politique et un esprit de coopération », a expliqué Mme Ashton.
Dans son rapport, la Commission européenne souligne, entre autres, que Skopje a pris des mesures pour améliorer ses relations de voisinage avec la Grèce, mais aussi avec la Bulgarie, et souligne sa coopération avec les pays des Balkans occidentaux. Elle précise aussi les progrès du pays dans ses réformes, que ce soit sur la liberté d'expression et les médias, dont la dépénalisation de la diffamation et de l'insulte ou en termes de réformes judiciaires, avec la vérification systématique des conflits d'intérêts. La Commission note que le dialogue intercommunautaire s'est poursuivi à tous les niveaux et qu'il y a eu des progrès dans les réformes administratives et électorales et celles visant à renforcer l'économie de marché. Mais l'exécutif européen rappelle aussi que les avancées doivent se poursuivre. (CG)