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Bulletin Quotidien Europe N° 10800
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) États-unis

Libre-échange, s'attaquer aux barrières agricoles

Bruxelles, 06/03/2013 (Agence Europe) - L'accord de libre-échange UE/États-Unis laisse présager d'âpres négociations sur le volet agricole. Côté américain, le sénateur Baucus appelle l'UE à franchir cet écueil.

Le président de la commission des Finances du Sénat américain, le démocrate Max Baucus, voit un accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis comme une priorité, mais avertit qu'il ne soutiendra l'accord espéré que s'il lève les obstacles qui ont longtemps bloqué l'accès au marché européen pour les exportations agricoles américaines. « Cet accord doit être négocié maintenant, et il doit être bien fait. Mais pour y parvenir, les deux parties devront consacrer beaucoup de volonté politique à faire des choix difficiles dans des volets sensibles tels que l'agriculture et la réglementation intérieure. Si ces questions cruciales ne sont pas abordées, un accord n'aboutira jamais », prévient le sénateur du Montana, dans le Financial Times du 4 mars. « Tout accord doit être complet et aborder toute la gamme des barrières aux marchandises et services américains si l'on veut bénéficier d'un soutien bipartisan large au Congrès (…) En tant que président du comité chargé de surveiller le commerce américain, je ne soutiendrai un accord que s'il donne à nos producteurs la possibilité de concourir dans le plus grand marché du monde », ajoute-t-il. Si la libéralisation tarifaire reste une priorité, en dépit de droits de douane déjà très bas, il est aussi entendu que le Congrès américain « n'approuvera pas un accord qui ne couvre pas des domaines susceptibles d'apporter une partie des gains économiques les plus importants », tels que la réglementation et la levée des obstacles agricoles. Par exemple, bien qu'ils aient une acceptation plus large des OGM, les Européens ont été jusqu'à présent farouchement opposés aux exportations américaines. D'autres questions agricoles (le poulet lavé à l'eau chlorée, le bœuf aux hormones, la viande porcine et bovine lavée à l'acide lactique) ont aussi longtemps empoisonné les relations commerciales bilatérales. Enfin, dans la perspective du début des négociations en juin, le sénateur Baucus recommande au président Barack Obama de remplacer le représentant au Commerce sortant Ron Kirk par un négociateur expérimenté. (EH)

De Gucht, l'UE ne modifiera pas sa politique OGM. La législation européenne encadrant les OGM ne changera pas, même si Bruxelles et Washington scellent un accord de libre-échange, a laissé entendre le commissaire au Commerce, Karel de Gucht, dans un entretien au journal autrichien Die Presse le 5 mars. « Il y a actuellement 49 produits OGM autorisés sur le marché européen, deux d'entre eux sont destinés à une consommation humaine. Toutefois, il y a des règles strictes mises en place en Europe sur l'autorisation de tels OGM et ces règles ne seront pas modifiées si un accord de libre-échange est signé », explique-t-il. (EH)

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