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Bulletin Quotidien Europe N° 10793
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

UPM, réunion des Hauts fonctionnaires

Bruxelles 25/02/2013 (Agence Europe) - Le Comité des Hauts fonctionnaires des 43 États membres de l'Union pour la Méditerranée (UpM) se réunit, mardi 26 et mercredi 27 février à Bruxelles, pour faire un point de la situation et donner une impulsion au dialogue euro-méditerranéen. Le contexte n'est cependant pas jugé favorable et les participants à la rencontre procéderont à un examen de la situation politique dans la région (Syrie, Mali, etc…).

En dépit de ce contexte, l'espoir serait de fixer le cap sur les aspects les moins soumis à la conjoncture et sur le besoin de structurer le dialogue pour qu'il soit moins sous l'influence des aléas politiques en Méditerranée et sa zone contigüe du Sahel-Sahara. « 2012 a été l'année de l'assainissement et de la clarification institutionnelle », a récemment affirmé le secrétaire général de l'UpM, Fathallah Sijilmassi. Il espère faire de 2013 « l'année de la mise en œuvre de structures et des projets ».

14 de ces projets sont en cours de discussion et certains ont même atteint un stade avancé au point que le bouclage de leur dossier serait fait avant la fin de l'année. Sont concernés les projets relatifs au projet d'autoroute transmaghrébine et de centrale de désalinisation à Gaza. Dans l'attente, des concertations sont en cours pour organiser le mode de financement de ces projets communs, « labellisés » UpM.

L'autre sujet important de la réunion sera la structuration de l'UpM. Le secrétariat général, basé à Barcelone, est désormais opérationnel après une longue phase de mise en veilleuse terminée au début 2012. L'opération de remise en ordre opérée par l'actuel secrétaire semble porter ses premiers fruits. Des recrutements d'experts ont été faits au cours du dernier trimestre.

Les Hauts fonctionnaires auront à leur ordre du jour un sujet non encore abordé à ce jour: le renouvellement des mandats des six secrétaires généraux adjoints qui arrivent à échéance. La décision est politique et relève plus des Hauts fonctionnaires que du secrétaire général. Car elle suppose un accord sur la répartition des sièges par pays membre. Jusqu'à présent les trois postes européens sont occupés par l'Italie, la Grèce et Malte. Certains commentateurs verraient l'utilité d'y impliquer au moins un pays du Nord de l'Europe, en l'occurrence l'Allemagne, pleinement intéressée dès le départ au dialogue euro-méditerranéen. Pour la partie Sud, les trois postes sont pris par le tandem - jugé irremplaçable -Israël et Palestine plus la Turquie. Leur renouvellement serait difficile à concevoir. Mais des changements de personnes et non de pays figureraient parmi les solutions envisagées.

Le secrétariat général, qui n'aura en cette matière que la responsabilité de dresser les profils recherchés pour de nouveaux candidats, verrait sans doute d'un bon oeil l'arrivée de personnalités qui soient plus des experts techniques ou en financement que des diplomates ou politiques. (FB)

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