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Bulletin Quotidien Europe N° 10793
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'UE satisfaite que le régime soit prêt à discuter

Bruxelles, 25/02/2013 (Agence Europe) - L'Union européenne a pris note « avec satisfaction », le 25 février, de la déclaration, le jour même, du ministre des Affaires étrangères syrien Walid al-Mouallem selon qui le régime syrien serait prêt à discuter « avec tous ceux qui veulent le dialogue, y compris les groupes armés », a annoncé le porte-parole de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, à EUROPE. Cette déclaration, si elle est suivie par des « mesures concrètes », « pourrait aider à faire avancer le processus vers une solution pacifique à la violence par le dialogue entre la Coalition et les représentants du régime syrien », a-t-il ajouté. Et de rappeler que « l'UE a toujours affirmé que la clé de la solution du conflit résidait dans la facilitation du processus mené par les Syriens, et a appelé les représentants du régime syrien à répondre positivement à l'offre de dialogue politique faite par le président de la Coalition ».

M. Mouallem a précisé que Damas était « favorable à un règlement pacifique du problème syrien ». « Une commission gouvernementale a été créée pour mener des pourparlers avec l'opposition dans le pays et même avec l'opposition à l'extérieur de la Syrie », a-t-il ajouté.

De son côté, la Coalition de l'opposition syrienne, qui veut former un gouvernement chargé de gérer les territoires rebelles, a annoncé, le 22 février, la suspension de sa participation à la réunion du groupe des 'Amis du peuple syrien' programmée jeudi 28 février à Rome avec 11 pays mais sans représentant de l'UE ainsi qu'à des rencontres en Russie et aux États-Unis. Selon une source européenne, si l'UE encourage la coalition à participer aux rencontres internationales, la réunion à Rome a lieu dans un cadre informel. Dans un communiqué, le chef de la Coalition, Ahmed Moaz al-Khatib, a souligné que cette suspension était « un message de protestation adressé à tous les gouvernements du monde qui voient comment le peuple syrien est en train d'être tué et ne font que regarder ». Le Royaume-Uni a encouragé la coalition à « reconsidérer » sa décision, précisant qu'il préparait « une nouvelle offre de soutien » pour la rencontre de Rome. (CG)

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