Bruxelles, 31/01/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a adressé le 31 janvier une communication de griefs aux groupes pharmaceutiques Johnson & Johnson (J&J, États-Unis) et Novartis (Suisse) leur reprochant d'avoir retardé de dix-sept mois l'entrée sur le marché néerlandais d'un générique pouvant remplacer à meilleur prix l'analgésique Fentanyl de J&J et d'avoir maintenu à un niveau artificiellement élevé le prix de ce dernier aux Pays-Bas à travers un accord entre leurs filiales respectives dans ce pays. Janssen-Cilag, filiale de J&J aux Pays-Bas, a conclu en juillet 2005 un accord dit de co-promotion avec Sandoz, filiale de Novartis fabricant des versions génériques des patchs de Fentanyl, qui prévoyait des versements mensuels de Jansen-Cilag à Sandoz aussi longtemps qu'aucun produit générique ne serait lancé sur le marché néerlandais. Sandoz s'est donc abstenue de commercialiser ses patchs génériques pendant toute la durée de l'accord, soit de juillet 2005 à décembre 2006. En concluant cet accord, les deux groupes auraient privé les utilisateurs de Fentanyl aux Pays-Bas d'un accès à des antidouleurs moins onéreux et violé les règles de l'UE en matière d'ententes et d'abus de position dominante. La communication de griefs ne préjuge pas des résultats de l'enquête sur cette affaire, initiée en 2009. Celle-ci s'insère dans le cadre d'une enquête sectorielle plus vaste pour lutter contre les retards indus des génériques dans le marché de l'UE. (FG)