Bruxelles, 31/01/2013 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales de l'UE a pris bonne note, jeudi 31 janvier, des propositions de la Commission de décembre dernier sur le renforcement de la coopération avec le Maghreb, collectivement, intitulées « soutenir le renforcement de la coopération et de l'intégration régionale au Maghreb: Algérie, Libye, Mauritanie, Maroc et Tunisie». Il estime toutefois que l'élan promis pour renforcer l'intégration maghrébine doit venir des pays eux-mêmes et attend de prendre connaissance de suggestions de mesures pratiques. Rendez-vous est fixé dans un an pour refaire le point sur ce dossier.
C'est donc surtout un oui politique de la part du Conseil qui prend acte de «l'agenda de soutien de l'UE aux cinq pays du Maghreb dans leurs propres efforts vers une coopération plus étroite et une plus grande intégration régionale, notamment dans le cadre de l'Union du Maghreb arabe (UMA) ». Il situe ces efforts dans le cadre politique du « partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée », qui est la remise à jour de la 'politique de voisinage' dans le contexte des bouleversements sur la rive sud de la Méditerranée. Il « complète » ce partenariat en y introduisant le principe de « différenciation » pour tenir compte de la diversité des situations et des évolutions politiques et économiques.
Le Conseil « se félicite également de l'accent mis dans la communication sur les réformes démocratiques et le développement économique inclusif, ainsi que sur les cadres de coopération existants dans la région, en particulier l'Union pour la Méditerranée (UpM) et le 5+5, et rappelle le rôle de la Ligue des États arabes ».
Les aspects sécuritaires sont sous-jacents et sont pris en compte. Le Comité de politique et de sécurité a examiné le contenu des propositions et les a approuvées à son niveau en attendant leur adoption - par procédure écrite avec l'aval du COREPER, jeudi 31 janvier. En conclusion, le Conseil « accueille favorablement les propositions de la communication concernant la coopération en matière de sécurité, y compris la lutte contre le terrorisme et la surveillance des frontières, et demande à la Haute représentante et à la Commission d'œuvrer, en coopération avec le coordinateur européen pour la lutte contre le terrorisme, en vue de leur réalisation afin de renforcer l'engagement avec les pays de la région ». Le Conseil salue l'idée proposée de tenir un « dialogue à haut niveau entre l'UE et les pays du Maghreb » à une date non précisée. Il compte faire le point sur ce sujet en décembre 2013. (FB)