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Bulletin Quotidien Europe N° 10772
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mali

Mme Georgieva appelle à se préparer à des besoins humanitaires accrus

Bruxelles, 25/01/2013 (Agence Europe) - Si, pour l'heure, l'opération militaire Serval au Mali n'a pas massivement accru les besoins humanitaires, la situation pourrait rapidement empirer, a averti, vendredi, Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, en lançant un appel à la générosité de la communauté internationale, ainsi qu'au respect des principes du droit humanitaire et des droits de l'homme. Elle s'exprimait devant la presse à Bruxelles, de retour de sa mission d'évaluation des besoins humanitaires au Mali (EUROPE n° 10769), et d'une visite effectuée dans la foulée au Burkina Faso voisin (qui accueille actuellement plus de 40 000 réfugiés ayant fui le conflit au Mali) accompagnée du ministre français au Développement, Pascal Canfin. Une occasion pour eux de visiter un camp de réfugiés à Mentao.

« Les besoins humanitaires sont importants. Pour l'instant, l'offensive militaire n'a pas entraîné une augmentation massive des besoins et des flux de réfugiés. Les rapports font état de moins de 10 000 personnes nouvellement déplacées (quelque 6 000 à 8 000 personnes ayant fui la zone de guerre s'ajoutant aux 360 000 déplacés et réfugiés de 2012). Mais comme les combats se déplacent vers Tombouctou, il pourrait en être autrement. Les réfugiés au Burkina Faso nous disent que les flux vont à coup sûr augmenter », a déclaré Mme Georgieva. La fermeture de la frontière avec l'Algérie qui prive les acteurs humanitaires d'une voie d'acheminement et la fermeture de la route Bamako/Gao sont pour elle et pour tous les acteurs humanitaires, « une source de préoccupation majeure » en termes d'accès aux victimes. Raison pour laquelle, elle a insisté, lors de ses entretiens avec le gouvernement malien, sur « l'urgence d'élargir l'espace humanitaire » en accordant aux acteurs humanitaires les autorisations désormais exigées par l'armée malienne pour pouvoir travailler dans le nord du pays, de protéger les populations civiles et de respecter le droit humanitaire. Mme Georgieva s'est dite encore plus préoccupée par des rapports faisant était de possibles exactions commises en représailles ou à titre de revanche contre les populations touareg et arabes dans le nord du pays. « Il faut prévenir de telles exactions par la formation de l'armée malienne au droit humanitaire. »

Rappelant que la Commission européenne vient de mobiliser 20 millions d'euros d'aide humanitaire supplémentaires « pour garantir que le financement ne soit pas un frein pour subvenir aux besoins des populations », elle a appelé l'ensemble de la communauté internationale à faire plus. « La situation exige que nous agissions rapidement », a-t-elle souligné.

La situation au Mali sera abordée lors du sommet de l'Union africaine (27 -28 janvier, Adis Abeba) auquel Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, représentera la Commission européenne, et lors de la conférence des donateurs, mardi 29 janvier. (AN)

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