Bruxelles, 05/12/2012 (Agence Europe) - Le Conseil Écofin a confirmé officiellement, mardi 4 décembre, l'octroi de deux années supplémentaires à la Grèce pour la correction de son déficit budgétaire, comme l'avaient accepté les créanciers internationaux du pays en marquant un accord sur le financement de la nouvelle trajectoire de la dette grecque considérée comme viable (EUROPE n° 10739). Compte tenu de la détérioration de son économie, la Grèce aura donc jusque 2016, et non plus 2014, pour ramener son déficit public sous la barre des 3 % du PIB national. L'objectif révisé prévoit qu'Athènes atteigne un excédent primaire de 0 % du PIB en 2013, 1,5 % en 2014, 3 % en 2015 et 4,5 % en 2016.
L'accord trouvé entre Athènes et ses créanciers ouvre la voie au versement de prochaines tranches d'aide (34,4 milliards d'euros en décembre) comme convenu dans le cadre du second programme d'ajustement grec. À condition que l'opération de rachat de dette grecque détenue par des investisseurs privés, en cours jusqu'à vendredi, soit couronnée de succès. Pour recevoir les tranches prévues en 2013, les autorités grecques doivent mettre en œuvre une réforme fiscale d'ici le mois de janvier. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, et le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, ont démenti les rumeurs d'une hausse de taxe à 45 % sur les revenus annuels supérieurs à 25 000 euros rapportées mardi par la presse grecque. (EL)