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Bulletin Quotidien Europe N° 10745
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

L'UE appelle au sursaut, les pays pauvres appellent au financement

Bruxelles, 05/12/2012 (Agence Europe) - À Doha, la conférence climatique onusienne (COP 18) est entrée dans sa phase cruciale avec la table ronde ministérielle informelle conviée mercredi par M. Abdullah bin Hamad Al Attiyah, président de la COP 18, pour tenter de relever le niveau d'ambition des parties (EUROPE n° 10743). « Nous pouvons sauver les banques. Nous pouvons sauver les États mais personne ne pourra sauver le climat si nous n'agissons pas ensemble. L'Europe veut un nouveau régime inclusif et équitable », a déclaré Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, à l'ouverture de ce brainstorming. Elle se faisait l'écho de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies qui a prévenu: « Aucun pays, qu'il soit riche ou pauvre, n'est immunisé contre le changement climatique .»

Sofloclis Aletraris, président en exercice du Conseil Environnement de l'UE, a enfoncé le clou en ces termes: « nous devons protéger le système climatique tout en garantissant à tous les citoyens du monde un accès équitable à de l'eau propre à un prix abordable, à de l'air propre, à l'énergie, au transport, à l'alimentation et à un abri. Nous partageons cette vision avec les pays les plus vulnérables aux impacts du changement climatique. Nous devons pouvoir prouver que les pays les plus puissants partagent aussi cette vision ». Lors d'un événement sur le marché du carbone organisé avec les Chinois en marge de la COP 18, Connie Hedegaard s'est réjouie de l'agrandissement de la famille ETS (la Californie au 1er janvier 2013, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, auxquelles s'ajouteront bientôt le Canada et la Corée du Sud). Mais elle a rappelé que les pays contribuant à 85 % des émissions mondiales refusent pour l'heure de s'engager sur une deuxième période de Kyoto. D'où l'importance de se concentrer sur l'écart dans le niveau d'ambition - objectif que poursuivait précisément la table ronde. « Mais ce n'est pas assez, il faut demander à ces pays qu'ils s'engagent sur une deuxième période », a-t-elle martelé.

Financement, ça passe ou ça casse. Pour les pays en développement, le financement (les 100 milliards de dollars promis par an à compter de 2020 pour soutenir leurs efforts) est le nerf de la guerre. C'est aussi, de l'avis de Matthias Groote (S&D, allemand) qui conduit la délégation de députés européens à Doha, « l'élément qui déterminera si ça passe ou ça casse à Doha ». Aussi a-t-il lancé un appel aux États membres de l'UE pour qu'ils bougent. Connie Hedegaard s'est réjouie que le Royaume-Uni - premier État membre à s'être engagé sur un financement post-2012 - ait promis à Doha 2,2 milliards d'euros. « D'autres suivront », a-t-elle assuré, en rappelant que l'UE s'est engagée à payer sa part. Oxfam International déplore que « les pays riches dépensent 5 fois plus en combustibles fossiles qu'en financements pour le climat ». (AN)

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