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Bulletin Quotidien Europe N° 10745
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) belarus

L'UE appelée à maintenir ses sanctions

Bruxelles, 05/12/12 (Agence Europe) - Le vice-président du Centre pour les droits de l'homme Viasna, Valiantsin Stefanovic, a souligné, mercredi 4 décembre à Bruxelles, que l'UE doit maintenir ses sanctions contre le Belarus. « Ce n'est pas le moment de parler de la fin des sanctions, rien ne change », a-t-il souligné à la suite d'une rencontre avec le commissaire à l'Élargissement et à la Politique de voisinage, Stefan Füle. Tout en soulignant que l'influence de l'UE au Belarus « n'est malheureusement pas si grande que cela », M. Stefanovic a précisé qu'il est important de voir une position concrète de l'UE sur les prisonniers politiques, leur libération et leur réhabilitation étant une « pré-condition à n'importe quel autre dialogue » entre Bruxelles et Minsk.

M. Stefanovic, qui a lui-même été poursuivi et interdit de sortir du territoire pendant 5 mois, s'est aussi inquiété du durcissement des conditions d'emprisonnement de plusieurs prisonniers politiques, transférés de camps à des prisons. Il a expliqué que son Centre, Viasna, qui a été expulsé des locaux dans lequel il officiait depuis 12 ans, devrait reprendre son activité dans de nouveaux locaux après le nouvel an. Précisant que les autorités continuent de faire pression sur Viasna, M. Stefanovic a souligné que « si le gouvernement veut que Viasna s'arrête, il devra tous (les membres) nous emprisonner ».

Zhanna Litvina, co-fondatrice de l'Association biélorusse de journalistes, a salué le fait que l'UE est ouverte au dialogue avec le Belarus et la société civile biélorusse et prête à chercher les moyens d'améliorer la situation. « Il n'y a pas de démocratisation possible s'il n'y a pas de liberté des médias », a-t-elle rappelé. Elle a appelé à l'abandon des charges contre les journalistes et mis en exergue l'intervention directe des autorités dans les médias empêchant les journalistes de faire leur travail de façon professionnelle.

De son côté, M. Füle a rappelé que le message de l'UE est clair: « Il n'y a pas de place pour des prisonniers politiques en Europe au 21ème siècle. » Il a une nouvelle fois appelé à la libération et la réhabilitation des droits civiques et politiques des prisonniers pour qu'ils puissent avoir « un rôle actif et apporter la démocratie au Belarus ». Il a également réitéré sa demande aux autorités d'arrêter le harcèlement « des défenseurs des droits de l'homme et ceux qui font la promotion de la liberté d'expression au Belarus ». Le commissaire a assuré aux défenseurs des droits de l'homme « le soutien des institutions européennes et des États membres » à leur travail et que l'engagement de l'UE va se poursuivre. (CG)

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