Bruxelles, 05/12/2012 (Agence Europe) - La Grèce et l'Italie sont désormais les plus mauvais élèves européens en termes de corruption se voyant même recalées derrière la Bulgarie et la Roumanie, a affirmé mercredi 5 décembre l'ONG Transparency International à l'occasion de la publication de son nouvel index de perception de la corruption. Un classement qui couvre 176 pays et dans lequel la Grèce se retrouve à la 94ème place, ayant perdu 14 rangs depuis 2011. L'Italie trône à la 72ème place, dépassée elle aussi par la Roumanie, 66ème du classement, et devançant de peu la Bulgarie, mise à la 75ème place. Une situation déjà dénoncée par l'ONG dans le passé, la corruption à tous les niveaux accentuant la crise économique dans ces pays déjà très fragiles de la zone euro. L'ONG a d'ailleurs jugé ces nouveaux résultats « décevants ».
Quant aux meilleurs élèves de l'UE, arrivent en tête sans surprise le Danemark et la Finlande, tous les deux en haut du classement, et la Suède, 4ème. Les Pays-Bas pointent à la 9ème place, le Luxembourg à la 12ème ; l'Allemagne arrive en 13èmeposition, suivie peu après par le Royaume-Uni (17ème). Bons derniers du classement: la Somalie, la Corée du Nord et l'Afghanistan.
Ce classement montre en tout cas d'énormes différences entre les pays de l'UE, constate l'ONG dans un communiqué, et révèle à quel point la corruption reste encore un challenge en Europe et cela, autant pour les nouveaux que les anciens États membres. Pour l'association, tous les États membres sont tenus de renforcer leur arsenal contre la corruption et fortement invités à avancer vers une « vraie culture de la transparence et de l'intégrité ». « Deux tiers des 176 pays évalués dans l'indice 2012 obtiennent un score inférieur à 50, sur une échelle allant de 0 (perçu comme fortement corrompu) à 100 (perçu comme très peu corrompu). Cela démontre que les institutions publiques doivent être plus transparentes et les hauts fonctionnaires plus redevables », ajoute l'ONG.
Elle prône entre autres, comme remèdes, l'amélioration des règles en matière de lobbying et de financement politique, la transparence accrue des dépenses et de la passation des marchés publics et une plus grande responsabilisation des organismes publics vis-à-vis des citoyens. (SP)