Bruxelles, 08/11/2012 (Agence Europe) - Le rejet par les eurodéputés de la proposition de la Commission de libéraliser davantage les services d'assistance en escale (EUROPE n° 10724) est bien accueilli par le secteur. Toutefois, cela ne résout pas les problèmes existants et il faudra tout de même faire plus pour améliorer la qualité de ces services et les conditions de travail, avancent les parties prenantes.
La commission parlementaire chargée du transport (TRAN) a procédé au vote mardi 6 novembre sur le paquet aéroportuaire, et a rejeté en bloc le volet relatif aux services au sol dans les aéroports, comme la gestion des bagages, le dégivrage, ou le ravitaillement en carburant. C'est une victoire pour le personnel de ces fournisseurs de service en escale qui ont d'ailleurs protesté vigoureusement le jour du vote devant le Parlement européen. Toutefois, le secrétaire politique de la Fédération européenne des travailleurs du transport, François Ballestero, estime que « le rejet devra être rapidement suivi par une nouvelle proposition de la Commission, qui ne dérégule pas davantage le marché, mais protège tous les travailleurs en cas d'appel d'offre ou de pertes des activités, ou assure que les entreprises ne sont autorisées à fournir des services que si elles appliquent les conventions collectives ».
Les aéroports apprécient partiellement aussi le rejet des députés. Leur association européenne ACI Europe regrette « l'attention déplacée sur la dérégulation », alors que l'objectif principal de la proposition était bien d'améliorer la qualité et la performance des services en escale dans les aéroports. ACI Europe aurait tout de même voulu que les députés soutiennent « l'octroi aux opérateurs d'aéroports de la capacité de coordonner les services au sol, surtout en établissant et en mettant en œuvre les standards minimums de qualité pour ces services ». (MD)