login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10726
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Pour l'UE, le vote du Parlement grec, est « un premier pas »

Bruxelles, 08/11/2012 (Agence Europe) - La sphère politique européenne a accueilli avec soulagement, jeudi 8 novembre, l'issue du vote de mercredi soir au parlement grec sur la nouvelle cure de rigueur de 18 milliards d'euros qu'Athènes mettra en œuvre d'ici 2016. Le train de mesures a recueilli 153 votes favorables, 18 abstentions et 128 votes contre. Six députés du parti socialiste Pasok et un député de la droite chrétienne Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre Antonis Samaras, ont été expulsés de leur groupe parlementaire respectif pour avoir rejeté le paquet. Le parti de la Gauche démocratique Dimar, opposé aux mesures relatives au marché du travail, s'est quant à lui abstenu lors du vote. Pour l'instant, la coalition gouvernementale tient. Mais le boulet est passé près, la majorité parlementaire absolue étant de 151 voix.

Pour la Commission européenne, il s'agit d'un « pas important dans la bonne direction », a indiqué Simon O'Connor, porte parole du Commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn. Le vote des députés grecs sur le budget, prévu ce dimanche, sera également « crucial afin d'ouvrir la voie pour que l'Eurogroupe (du lundi 12 novembre) puisse faire avancer les discussions ». M. Samaras s'est dit convaincu que le parlement national entérinerait le budget. Pour la Commission, il faut également trouver un terrain d'entente sur deux éléments clés, à savoir l'analyse sur la durabilité de la dette grecque et les futurs besoins en financement. Quant au décaissement de la prochaine tranche d'aide supérieure à 30 milliards, M. O'Connor a déclaré espérer que la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) puisse conclure ses travaux « dans les jours à venir ».

Scepticisme allemand. Le ministre allemand des Finances a cependant balayé du revers de la main la possibilité que les Dix-sept puissent trancher sur le versement de la tranche d'aide dès lundi. Il est même peu probable que cette décision intervienne « dans les semaines qui viennent », a estimé Wolfgang Schäuble. Il a salué quand même le vote du parlement grec, que Mario Draghi, le président de la BCE, a qualifié de « pas très important ». Hannes Swoboda, président du groupe S&D au Parlement européen, a déploré la sévérité de certaines mesures votées « qui auront un impact très lourd sur la population grecque ».

Jeudi, l'Autorité grecque des statistiques a annoncé que le chômage avait atteint 25,4 % de la population active en août 2012. Quant à la Banque mondiale, elle a répondu favorablement à la demande d'aide d'Athènes, non pas par le biais de dons, mais via une assistance technique rémunérée par l'UE. (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE