Bruxelles, 17/10/2012 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, croit en une Europe à plusieurs vitesses, avec comme noyau dur la zone euro. « Ma démarche, c'est une Europe qui avance à plusieurs vitesses, avec des cercles différents. On peut les appeler 'avant-garde', 'États précurseurs', 'noyau dur', peu importe les appellations, c'est l'idée qui compte. Nous avons une zone euro, elle a un patrimoine, c'est la monnaie unique. Elle appelle une nouvelle gouvernance. Cette zone euro doit prendre une dimension politique. Je suis favorable à ce que l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des finances, soit renforcé et que le président de l'Eurogroupe ait un mandat clair et suffisamment long. Je suis également partisan d'une réunion mensuelle des chefs d'État et de gouvernement de cette zone. (…) Le Conseil de la zone euro permettra de mieux coordonner la politique économique et de prendre, pays par pays, les décisions appropriées. Il ne s'agit pas d'exclure les autres pays: ceux qui veulent rejoindre la zone euro seront associés à nos débats. Certains pays ne le veulent pas - c'est leur choix. (…) Alors, ensuite, il y a cette Europe des Vingt-Sept/Vingt-Huit bientôt et demain davantage. C'est un espace politique de solidarité, un grand marché, une volonté de convergence économique, sociale, culturelle. Je voudrais lui donner une nouvelle dimension pour la jeunesse, l'université, la recherche, l'énergie. Mais cette Union large ne doit pas empêcher des coopérations renforcées, celles que des États voudraient engager à quelques-uns et qui dégageraient des moyens au-delà du budget européen. Ce sera le cas avec la taxe sur les transactions financières », a-t-il déclaré dans une interview publiée mercredi 17 octobre dans plusieurs journaux européens. Quant au Parlement européen, le président français est d'avis que « si la zone euro se structure davantage, il est parfaitement capable de définir en son sein des procédures démocratiques dédiées à la zone euro ». (MB)