Bruxelles, 17/10/2012 (Agence Europe) - La situation au Sahel et l'intervention internationale en cours de préparation pour reconquérir la partie nord du Mali sous contrôle d'islamistes ont été au cœur des entretiens qu'ont eus, le 16 octobre à Bruxelles, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE, et Macky Sall, le président du Sénégal, en visite à Bruxelles à l'occasion des Journées européennes de Développement.
« Nous avons eu une discussion approfondie sur la situation au Sahel. J'ai réaffirmé l'engagement de l'UE à aider les pays de la région et le peuple du Mali à restaurer le gouvernement légitime au nord du Mali. Ce n'est pas seulement un problème pour les populations vivant sous le joug de groupes armés adeptes du non-droit, c'est une menace pour toute la région et pour le monde qui a exacerbé une situation humanitaire grave », précise Catherine Ahston dans une déclaration publiée mardi soir.
La Haute représentante a rappelé à son interlocuteur que le Conseil de l'UE s'était, la veille, engagé à soutenir la CEDEAO, l'Union africaine et les Nations unies dans la recherche d'une solution (EUROPE n° 10710). Le président Sall a souligné la complexité de la situation politique et sécuritaire, non seulement dans le nord du Mali, mais dans tout le pays, et la nécessité de s'attaquer au problème des trafiquants de drogue qui profitent de l'absence de gouvernance au Mali, ainsi qu'en Guinée Bissau et dans d'autres parties de la région.
Catherine Ashton a salué le fait que le Sénégal est « un havre de démocratie et de stabilité dans la région », assurant au président sénégalais que son pays peut continuer à compter sur le soutien de l'UE. La crise au Mali ne fait qu'ajouter à la fragilité des populations du Sahel déjà sujettes à une crise alimentaire aiguë qui n'épargne pas le Sénégal. (AN)