Bruxelles, 17/10/2012 (Agence Europe) - Les treize gouverneurs des régions grecques rencontreront le commissaire européen responsable du Développement régional, Johannes Hahn, en fin de semaine. Ils devraient passer en revue ensemble les priorités de la politique de cohésion pour la prochaine période de programmation à partir de 2014, mais aussi analyser ce qui peut mieux fonctionner dès maintenant. Notamment en redynamisant des projets en panne dans la liste de projets prioritaires établie l'année dernière et pour lesquels les fonds structurels ont été reprogrammés.
Johannes Hahn se rendra à Athènes dès le jeudi 18 octobre. Ils rencontrera les gouverneurs des treize régions grecques en matinée le vendredi 19. S'ils aborderont les grandes lignes de la politique de cohésion réformée après 2014, ils évalueront aussi l'impact de la politique de cohésion en Grèce aujourd'hui et surtout ce qui doit être réalisé dès maintenant pour utiliser pleinement l'argent européen disponible.
Quarante projets au point mort. En effet, les services de la Commission et les autorités grecques avaient déjà travaillé à la reprogrammation de 181 projets orientés vers la croissance et l'emploi, après la visite du commissaire il y a un peu moins d'un an. Or, dans cette liste de projets prioritaires, 40 seraient au point mort a confirmé à EUROPE la porte-parole du commissaire, Shirin Wheeler. Ils doivent impérativement être remis sur les rails avant l'échéance de 2013, et les travaux bénéficiant des fonds structurels européens doivent absolument s'accélérer. Nul doute que cela sera au cœur de la visite du commissaire en Grèce car ces projets sélectionnés représentent presque 1 milliard d'euros en fonds structurels européens, et sont censés créer à terme un peu plus de 100 000 emplois.
Business friendly. Johannes Hahn se rendra aussi à Thessalonique pour rencontrer des représentants du monde des affaires dans le nord de la Grèce. Ils devraient aussi analyser ensemble quelles mesures européennes pourraient contribuer à la relance de l'économie. Il s'agit notamment d'assurer un meilleur accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, et d'établir un climat propice aux affaires en Grèce. Les lourdeurs administratives ankylosant toujours ce climat, le commissaire devrait insister sur le fait qu'une économie moderne doit pouvoir compter sur une administration moderne. (MD)