Bruxelles, 10/10/2012 (Agence Europe) - Au moment où les négociations européennes sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020 et sur la définition de la Politique agricole commune (PAC) vont entrer dans une phase décisive, les ministres français et allemand de l'Agriculture ont souligné mercredi 10 octobre l'importance de la PAC pour « la croissance, l'emploi, l'environnement et l'innovation dans les territoires ruraux européens comme pour la participation de l'Europe aux équilibres alimentaires mondiaux ». Les deux ministres restent mobilisés pour soutenir une PAC forte et soutiennent la proposition de la Commission de maintenir le budget agricole au niveau nominal de l'année 2013 pour la période 2014-2020. Dans le contexte actuel où les efforts budgétaires au niveau national sont particulièrement importants, les deux ministres rappellent que la PAC est la politique qui, dans les propositions de la Commission sur le prochain cadre financier pluriannuel, contribue déjà le plus aux efforts de maîtrise de la dépense. Les deux ministres ont fait part de leur opposition à la proposition de certains États membres visant à réduire les moyens du premier pilier de la PAC (aides directes et dépenses de marché).
France et Allemagne peuvent convenir d'un certain rapprochement du niveau des aides directes entre les États membres, à condition qu'il soit « raisonnable et progressif ». Dans ce processus, il faut tenir compte de la dotation globale et de la répartition des crédits accordés à chaque État membre, y compris ceux du 2ème pilier (développement rural). Les deux ministres partagent l'objectif d'une sortie des références historiques et d'une convergence interne progressive des aides directes du premier pilier et appuient l'ambition des propositions de la Commission en faveur de l'environnement (verdissement). Les ministres demandent qu'une utilisation agricole durable des superficies d'intérêt écologiques puisse être possible. Le renforcement du pouvoir économique des producteurs dans la chaîne d'approvisionnement est une préoccupation majeure des Ministres. Ces deux pays redisent leur attachement aux droits de plantation pour la vigne et leur volonté de prolonger les quotas sucriers jusqu'en 2020. Les zones défavorisées doivent continuer à bénéficier d'un soutien spécifique. (LC)