Bruxelles, 10/10/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro perdent patience: les travaux relatifs à l'élaboration d'un programme d'ajustement économique que Chypre mettra en œuvre en échange d'une aide financière internationale avancent trop lentement. « Les discussions sont en cours. Nous avons souligné unanimement le besoin d'accélérer les travaux », a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, lundi 8 octobre à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe.
La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a indiqué que les contremesures, que les autorités chypriotes ont présentées à leurs futurs créanciers dans le cadre des négociations sur un sauvetage financier global, étaient « actuellement à l'étude ». Ces contremesures visent à contrebalancer celles préconisées par la 'troïka' (Commission européenne, FMI, BCE), notamment en procédant à moins de coupes dans les dépenses publiques (EUROPE n° 10703). Selon la presse chypriote, l'île aurait besoin d'une aide de 15 milliards d'euros. 10 milliards d'euros seraient nécessaires pour recapitaliser les banques chypriotes fortement exposées aux déboires de l'économie grecque et à la restructuration de la dette publique grecque. Les 5,5 milliards d'euros restants serviraient à épauler la politique budgétaire du pays coupé des marchés financiers depuis.
Le ministre chypriote des Finances, Vassos Shiarly, a récemment évoqué la possibilité de traiter comme un paquet global les demandes d'aide actuellement sur la table (Grèce, Chypre) et celles qui demeurent hypothétiques à ce stade, en vue de décisions définitives à prendre en novembre. Une telle démarche satisferait l'Allemagne désireuse de consulter une seule fois ses chambres parlementaires. (MB)