Bruxelles, 10/10/2012 (Agence Europe) - À l'occasion de la Journée mondiale et européenne contre la peine de mort, le 10 octobre, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, ont encouragé tous les États européens qui n'ont pas encore aboli en droit la peine de mort à le faire en ratifiant les protocoles à la Convention européenne des droits de l'Homme qui portent sur ce sujet et ils ont demandé « instamment » au Belarus, dernier pays européen à procéder à des exécutions, d'instaurer un moratoire sur l'application de la peine capitale en vue de son abolition totale. Se félicitant de la tendance abolitionniste constatée à l'échelle mondiale mais s'inquiétant de la forte hausse des exécutions dans les pays qui la pratiquent encore, Mme Ashton et M. Jagland ont demandé instamment à ces pays de décréter immédiatement un moratoire sur les exécutions, « premier pas vers l'abolition ». De son côté, le président du Parlement européen, Marti Schulz, a souligné que peu importe combien peut être un crime odieux, « il ne peut être corrigé par une autre mort ». Il a aussi salué « la croissance continue de la force du mouvement abolitionniste », soulignant que deux tiers des pays ont désormais aboli la peine de mort. (CG)