Bruxelles, 10/10/2012 (Agence Europe) - Le comité des représentants permanents (COREPER) a adopté, le 10 octobre, son mandat de négociation sur la proposition de directive « Eurodac ». Ce texte devrait permettre, dans une certaine mesure, aux forces de police européennes d'accéder à la base de données d'empreintes digitales des demandeurs d'asile Eurodac. Le Conseil souhaite ouvrir au plus vite les discussions avec le PE mais n'a pas encore entièrement défini sa position. Si, globalement, il réserve un accueil favorable au texte de la Commission, les discussions du Conseil rentreront dans le détail dans un second temps, une fois obtenue l'ouverture des discussions avec le PE, lequel doit encore donner sa réponse. La durée d'accès à la base Eurodac, les modes de contrôle du respect de la protection des données, l'assurance que cet accès se fait en vertu de vrais motifs devraient ensuite constituer les principaux points de discussion des États membres mais aussi du PE, dit une source du Conseil .
Ce texte « Eurodac » est la dernière pierre du paquet « Asile » qui entend mettre en place d'ici à la fin de l'année le régime européen commun en matière d'asile. Le texte de la Commission permettant aux polices européennes d'accéder sous certaines conditions aux empreintes digitales des candidats à l'asile a en tout cas été sévèrement critiqué par le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD), Peter Hustinx. Pour le CEPD, cette option représente une intrusion grave dans la vie privée de personnes déjà vulnérables et en quête de protection. Pour la Commission et le Conseil, au contraire, des sauvegardes existent déjà, à l'image d'une disposition autorisant seulement les forces de police à accéder à Eurodac si toutes les autres bases de données existantes, comme la base Prüm, ne donnent rien, précise-t-on encore au Conseil. (SP)