Bruxelles, 10/10/2012 (Agence Europe) - La commission des affaires constitutionnelles du PE a rendu mardi 9 octobre un avis défavorable quant au souhait de la République tchèque de déroger à la Charte des droits fondamentaux et de souscrire en ce sens au protocole consenti au Royaume-Uni et à la Pologne lors de l'élaboration du Traité de Lisbonne. La République tchèque, sous l'impulsion de son président, Vaclav Klaus, avait demandé de bénéficier de ce protocole après le « non » irlandais qui avait amené l'UE à rouvrir ses discussions. Si l'avis de la commission des affaires constitutionnelles reste non contraignant et la décision entre les mains des autorités tchèques et du Conseil européen, le rapporteur compétent, Andrew Duff (ADLE, britannique), s'est en tout cas félicité du signal émis. « L'initiative prise par la République tchèque de vouloir adhérer au Protocole dérogatoire britannique et polonais est regrettable et n'a été motivée chez le président Klaus que dans le seul but de dénigrer le Traité de Lisbonne. Le Parlement européen est tout à fait légitime à refuser de donner un avis officiel à cette requête de révision du Traité formulée par le Conseil européen », indique l'élu dans un communiqué, souhaitant que le Conseil européen classe la requête tchèque sans suite. (SP)