Bruxelles, 04/10/2012 (Agence Europe) - La présidente du Conseil national de la résistance iranienne, Maryam Radjavi, a appelé, mercredi 3 octobre, « l'UE, Catherine Ashton et les dirigeants européens » à ouvrir « une nouvelle page » avec la résistance iranienne en la reconnaissant, après que les États-Unis l'ont retirée de leur liste noire. Lors d'une conférence au Parlement européen, elle a souligné que le temps est aussi venu d'une nouvelle politique vis-à-vis du régime iranien, une « politique ferme », une « politique qui rejette la complaisance avec la dictature religieuse au pouvoir en Iran ».
La présidente du Conseil national de la résistance iranienne reproche entre autres à l'Europe de rester silencieuse face à l'aide apportée par l'Iran au régime syrien, à sa « passivité devant le programme de missiles ». Elle se demande aussi « combien de temps l'UE va regarder sans rien dire les progrès du programme atomique des mollahs » et s'interroge sur la poursuite des relations commerciales entre des entreprises européennes et l'Iran malgré les sanctions.
Elle a ajouté que s' « il ne fait aucun doute » que le régime iranien sera renversé par le peuple, « la politique des pays européens et des États-Unis peut retarder ou accélérer le processus ».
Mme Radjavi a aussi une nouvelle fois appelé l'UE à faire pression sur le gouvernement irakien pour que celui-ci assure la sécurité des résistants dans les camps d'Achraf et Liberty et demandé à ce qu'ils obtiennent le statut de réfugiés politiques mais aussi qu'il respecte le droits des résistants à vendre leurs biens mobiliers et immobiliers avant de quitter le camp, biens évalués à 500 millions de dollars. (CG)