Luxembourg, 04/10/2012 (Agence Europe) - C'est la place et le rôle du Conseil EPSCO dans les nouveaux processus de gouvernance économique de l'UE, appelé Semestre européen, qui a suscité les plus long échanges de vue, à l'occasion de la réunion, jeudi 4 octobre à Luxembourg, du Conseil 'Affaires sociales et Emploi'. Il ne s'agit pas de concurrencer le Conseil ECOFIN, mais de revaloriser les prérogatives des ministres responsables des questions sociales dans les dossiers qui touchent à l'emploi et aux marchés du travail, a expliqué la ministre chypriote, Sotiroula Charalambous, qui a présidé pour la dernière fois les travaux du Conseil, lors de la conférence de presse finale.
Plusieurs ministres, notamment belge, allemand, autrichien et lituanien, ont ainsi proposé d'organiser des réunions conjointes avec leurs homologues chargés de l'Économie et des Finances. Ils ont suggéré que les prochaines réunions, prévues pour le mois de juin 2013 sous Présidence irlandaise, soient fusionnées afin d'avoir un pouvoir d'influence sur le Semestre européen et particulièrement sur les recommandations spécifiques par pays.
Si pour Mme Charalambous, ce n'est pas une question de concurrence entre différents formats du Conseil, plusieurs ministres ont demandé toutefois, durant le débat public, de redéfinir les responsabilités et les prérogatives de chaque groupe de ministres. Il y a aujourd'hui plusieurs problèmes qui touchent tant « au fond qu'à la procédure », a affirmé le ministre luxembourgeois Nicolas Schmit. Sur le fond, il faut repenser la place du 'social' dans la gouvernance économique et quant à la procédure, il conviendrait de revoir le calendrier du Semestre européen. Ce dernier point a été évoqué par de nombreux ministres. Le délai est trop court pour analyser les recommandations, ce qui engendre des difficultés logistiques pour les ministères nationaux et empêche en même temps toute forme de dialogue et d'échange de vue avec la Commission européenne, qui est chargée de produire ces recommandations en matière de réformes économiques et des marchés du travail. (JK)