Bruxelles, 04/10/2012 (Agence Europe) - En mars prochain, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publiera son avis scientifique sur les risques pour la santé humaine et l'environnement liés à la présence éventuelle de perturbateurs endocriniens dans la chaîne alimentaire, a annoncé l'EFSA le 1er octobre. Pour répondre à cette demande de la Commission européenne, l'EFSA procède actuellement à l'examen de toutes les informations scientifiques disponibles concernant les substances actives sur le système endocrinien, dont toutes ne présentent pas nécessairement des propriétés perturbatrices. L'objectif de l'EFSA est d'évaluer aussi bien des approches possibles pour identifier ces substances, que des méthodes pour évaluer les dangers qu'elles peuvent présenter. Cet examen s'effectue en coopération avec l'Agence européenne des médicaments, l'Agence européenne des produits chimiques, l'Agence européenne de l'environnement, les comités scientifiques non alimentaires de la Commission européenne et le Centre commun de recherche.
L'avis scientifique en préparation répondra aux trois questions suivantes: - quels sont les critères scientifiques utilisés pour identifier les perturbateurs endocriniens ? - quels critères peuvent être appliqués pour faire la distinction entre les effets indésirables potentiels d'un perturbateur endocrinien et la régulation normale de la fonction corporelle chez l'homme et de l'écosystème (par exemple, les variations de la température corporelle chez l'homme et l'animal ou les modifications de l'activité photosynthétique chez les plantes) ; - les méthodes existantes de détection de la toxicité couvrent-elles de façon adéquate les effets des substances actives sur le système endocrinien ?
Outre sa vocation à guider les décisions des autorités compétentes pour la gestion des risques liés aux substances actives sur le système endocrinien, cet avis sera également exploité par l'EFSA dans ses travaux sur les matériaux en contact avec les aliments, les pesticides ou les contaminants dans l'alimentation humaine et animale.
Le système endocrinien (ou hormonal) joue un rôle crucial dans le maintien de l'équilibre physiologique du corps humain, dans la régulation de la croissance corporelle, du métabolisme, comme dans les fonctions et le développement sexuels. Les substances actives sur le système endocrinien peuvent soit être fabriquées par l'homme (comme les hormones de substitution), soit être présentes naturellement (par exemple les phytoœstrogènes présents dans des plantes telles que le soja et certains fruits à coques). Elles peuvent présenter un comportement similaire à celui des hormones humaines ou influer sur les taux d'hormones dans l'organisme et agir ainsi sur la santé humaine et sur des organismes dans l'environnement, en particulier à des stades critiques du développement.
Parmi les données qu'évaluera l'EFSA figurent les travaux en cours de l'Organisation pour la coopération économique et le développement, le rapport 2012 de la Commission européenne, intitulé « State of the Art Assessment of Endocrine Disrupters » et les comptes-rendus du colloque scientifique organisé par l'EFSA en juin 2012 sur les effets des faibles doses en toxicologie et en évaluation des risques. (AN)