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Bulletin Quotidien Europe N° 10695
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) portugal

Austérité accrue, Passos Coelho recule, la Commission est vigilante

Bruxelles, 24/09/2012 (Agence Europe) - Mis sous pression par de nombreuses manifestations, le gouvernement portugais est désormais prêt à discuter avec les partenaires sociaux pour revoir les mesures accrues d'austérité annoncées il y 10 jours (EUROPE n°10690). Il a en effet accepté de rouvrir le dossier de l'augmentation des cotisations sociales des salariés de 11% à 18% et de la réduction, dans le même temps, des cotisations patronales de 23,75% à 18%. Ce projet avait valu au Premier ministre, Pedro Passos Coelho, le surnom de 'Robin des Bois des Riches', rapporte l'AFP.

Le gouvernement va prochainement entamer ses discussions avec les partenaires sociaux portugais. Le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly, a pris note de cette situation, lundi 24 septembre, et il a appelé les autorités du pays à comuniquer le « plus rapidement possible » les nouvelles mesures envisagées par le gouvernement. « Cela ne change rien aux dates ni aux objectifs », a affirmé M. Bailly. Le gouvernement portugais est invité à transmettre ces mesures d'ici à l'Eurogroupe du 8 octobre, date à laquelle les ministres des Finances de la zone euro sont invités à décider du déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 4,3 milliards d'euros (EUROPE n°10687).

Le président du groupe S&D au Parlement européen, l'Autrichien Hannes Swoboda, a, lui, vu d'un bon œil l'annonce d'une révision des mesures d'austérité: « Cela confirme l'argument du groupe S&D selon lequel l'austérité seule n'est pas soutenable dans la mesure où elle affecte ceux qui sont déjà vulnérables ».

Qualifié de 'bon élève' parmi les pays de l'Eurozone sous assistance financière par ses créanciers internationaux, le Portugal a obtenu un délai pour ramener son objectif de déficit budgétaire à 4,5% du PIB seulement en 2013 et non en 2012, comme le prévoyait le programme (3% en 2014). Une baisse des recettes fiscales, une récession marquée et un chômage massif ont conduit la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) à accepter ce réaménagement lors de sa dernière évaluation du programme portugais. (SP avec MB)

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