Bruxelles, 24/09/2012 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Agriculture se sont montrés divisés, lundi 24 septembre lors d'un débat sur la réforme de l'organisation commune des marchés, sur une actualisation des prix de référence. Le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, la République tchèque et l'Estonie ont estimé que les prix de référence ne devaient pas être revus à la hausse, tandis qu'un autre groupe de pays (France, Espagne, Portugal, Belgique, Grèce, Irlande…) souhaite un mécanisme permettant d'ajuster les prix en fonction des coûts de production et pour certains secteurs sensibles (élevage, lait, huile d'olive). « Je pense que personne ne veut revenir à l'époque de la fixation annuelle des prix, et il ne faut pas perdre de vue les aspects 'OMC' dans ce débat. L'augmentation du niveau des prix de référence réduirait nos marges d'actions pour répondre aux crises par d'autres mesures, même quand les outils d'intervention publique ne sont pas activés », a déclaré le commissaire à l'Agriculture Dacian Ciolos.
Par ailleurs, les pays dits 'libéraux' (Danemark, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas) et l'Allemagne se sont prononcés pour la fin des restitutions à l'exportation.
La plupart des délégations ont, avec des nuances, soutenu la proposition législative prévoyant un filet de sécurité de mesures de gestion de marché (intervention publique, stockage privé, mesures exceptionnelles et restitutions aux exportations) pour permettre aux agriculteurs de résister à une volatilité excessive des prix et des perturbations de marché, et de rééquilibrer la chaîne d'approvisionnement. (LC)