Bruxelles, 24/09/2012 (Agence Europe) - Les pays de la zone euro discutent de la façon de transférer du Fonds européen de stabilité financière (FESF) au Mécanisme européen de stabilité (MES) (le futur fonds de sauvetage permanent), les deux instruments permettant de créer un effet de levier aux ressources disponibles pour les fonds européens. « Nous sommes dans une phase de transition. Nous discutons de la façon de les attacher au MES », a confirmé lundi 24 septembre un porte-parole de la Commission européenne à propos de ces deux instruments, précisant la nature « technique » des discussions en cours.
Début 2012, les Dix-sept ont mis sur pied deux instruments financiers, jamais utilisés, qui permettraient de tripler la capacité d'intervention du FESF. Il s'agit, d'une part, d'une entité spécifique 'SPIV', qui octroiera une assurance sur les obligations souveraines des pays fragilisés (pilotée par l'ancien Premier ministre luxembourgeois et président de la Commission européenne, Jacques Santer) et, d'autre part, de fonds de co-investissement 'CIV' sous l'égide du FMI (EUROPE n°10538). Si ces deux outils étaient transférés tels quels au fonds de sauvetage permanent, le MES serait doté alors d'une puissance de feu potentielle de 1 500 milliards d'euros. Seule la Finlande est réticente à un tel transfert car elle craint la perte du statut de créancier privilégié dont bénéficient, sauf pour le sauvetage bancaire espagnol, le FESF et le MES. Il n'est pas clair, à ce stade, si les nouvelles lignes directrices seront ficelées avant la tenue du premier conseil d'administration du MES, en marge de l'Eurogroupe du 8 octobre. (MB)