Bruxelles, 21/09/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères Catherine Ashton s'est dite « consternée » jeudi 20 septembre, par les « images choquantes d'abus », de tortures et d'abus sexuels commis contre des détenus de la prison de Gldani, en Géorgie. « Tous les pays sont tenus de respecter l'interdiction inconditionnelle de toute forme de torture et de mauvais traitement », rappelle-t-elle, en notant « que le gouvernement a pris les premières mesures nécessaires pour régler ce problème ». Elle souligne qu'il est « absolument essentiel que ces incidents, ainsi que d'autres, fassent l'objet d'une enquête approfondie et transparente et que les responsables répondent de leurs actes ». Le président du pays a promis de punir les coupables. Les gardiens de prison impliqués et la direction ont été arrêtés et des policiers ont pris en charge la surveillance des prisonniers.
Le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Jean-Claude Mignon, s'est dit « choqué et horrifié » par les images, jugeant ces « atrocités » « intolérables » dans un État membre du Conseil de l'Europe.
Démissions en cascade
Après la démission mercredi de la ministre chargée du système pénitentiaire, Khatouna Kalmakhelidze, le ministre de l'Intérieur, Bacho Akhalaia, a démissionné jeudi, précisant qu'il ressent une « responsabilité morale et politique » dans les événements. Il a été à la tête de l'administration pénitentiaire de 2005 à 2008. Une télévision d'opposition a diffusé mardi des vidéos tournées dans cette prison de la banlieue de la capitale, Tbilissi, provoquant des scènes de violence et des manifestations. Cette affaire intervient alors que des élections législatives sont prévues le 1er octobre. (CG)