Bruxelles, 20/09/2012 (Agence Europe) - Les régions périphériques et maritimes européennes sont prêtes à entrer dans la bataille pour conserver un budget conséquent pour la politique de cohésion. Elles adressent une lettre aux 27 pays de l'UE pour qu'ils s'abstiennent de réduire ces crédits durant la période 2014-2016
Le bureau politique de la Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM) a adressé un courrier, le 12 septembre, aux 27 ambassadeurs des représentations permanentes en réaction au fait que « le budget consacré à la politique de cohésion pourrait même être réduit jusqu'à 14% , selon les dernières discussions au sein du Conseil» (en référence au document de synthèse de la présidence chypriote). Ce qui suscite l'incompréhension des régions périphériques et maritimes « face à cet écart entre le discours politique en faveur de la croissance européenne et les moyens réduits mis à la disposition des acteurs nationaux et territoriaux pour mettre en œuvre une stratégie 'EUROPE 2020' qui serait ainsi condamnée à échouer ».
Budget initial. Ces régions enjoignent aux responsables politiques de « saisir l'opportunité de miser sur un budget à la fois rigoureux et ambitieux pour la croissance et l'emploi », et non pas uniquement à « faire des économies budgétaires sur le court terme au risque de pénaliser les générations à venir qui feront l'Europe de demain ». La CRPM plaide pour que la proposition initiale de la Commission soit conservée en l'état, bien qu'elle « constitue à elle seule une réduction de 5,5 milliards d'euros sur le budget de la politique de cohésion, soit 1,5 % de son budget initial si on exclut l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne en juillet prochain », calcule encore la CRPM. Néanmoins, cette proposition initiale demeure le « moins pire des scénarios », par conséquent les régions périphériques et maritimes attendent que les 27 y souscrivent. Elles jugeraient « incompréhensible que ce soit la politique de cohésion seule qui porte la majorité des économies que souhaitent réaliser un certain nombre d'États Membres ».
Régions en prise à la crise. Le courrier aux ambassadeurs indique aussi que les catégories de régions plus développées et en transition ne peuvent pas se passer de la manne européenne, car elles souffrent tout autant de la crise. « l'impact de ces coupes serait fortement disproportionné et aurait pour conséquence de mettre à mal le principe de solidarité européenne auquel nous sommes fermement attachés ». (MD)