Bruxelles, 21/09/2012 (Agence Europe) - Le ministre suédois des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, a énuméré, jeudi 20 septembre, devant les députés de la commission des affaires étrangères du PE, les importantes échéances automnales dans plusieurs pays de l'Est. Il a insisté sur la nécessité d'élections libres au Belarus (dimanche 23 septembre), en Géorgie (lundi 1er octobre) et en Ukraine (dimanche 28 octobre).
Concernant le Belarus, le ministre n'est pas très optimiste. « Nous verrons si les élections seront libres, nous pourrons savoir si ce sera dramatique ou pas », a-t-il expliqué. Il l'est davantage pour la Géorgie. « Je pense que les élections ne se présenteront pas trop mal », a précisé le ministre. Il a rappelé que plus de 2000 observateurs, dont certains du Parlement européen et du Conseil de l'Europe, seront présents pour évaluer le déroulement des élections. « Une évaluation sera faite des élections, cela veut dire que les élections seront contrôlées, que nous voulons pouvoir faire confiance dans les résultats », a-t-il ajouté, précisant cependant qu'il y a « toujours moyen de troubler les eaux ».
M. Bildt a aussi rappelé que l'UE veut des élections libres et transparentes en Ukraine, tout en se demandant si cela est possible alors que des opposants imminents sont en prison. Ces élections auront des conséquences sur les relations à venir entre Kiev et l'UE, a-t-il prévenu, alors qu'il était il y a quelques jours en Ukraine pour rencontrer le président Victor Ianoukovitch et discuter de la situation.
Le ministre s'est aussi inquiété du regain de tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, rappelant que si l'UE a certaines influences sur Erevan, ce n'est pas le cas sur Bakou. « S'il y a une guerre au sujet du Haut Karabakh, les conséquences seront très lourdes », a-t-il expliqué, soulignant que « plus les jours passent, plus cela s'envenime ». (CG)