Bruxelles, 20/07/2012 (Agence Europe) - Le transport combiné entre la route et le rail donne sa version du quatrième paquet ferroviaire dont la proposition de la Commission devrait tomber l'automne prochain. Comme le directeur général de l'Union internationale des compagnies de transport combiné (UIRR), Martin Burkhardt, le dit, il faut que « la Commission fasse de l'amélioration du fret ferroviaire l'objectif du quatrième paquet ferroviaire », sachant qu'« il est toujours temps de décider d'étendre cette approche positive dans la législation ferroviaire européenne ».
Le transport combiné représentait un tiers du fret ferroviaire en 2011 (en tonnes par kilomètres), l'association est donc bien placée pour détailler ses conseils, dans une position publiée le 19 juillet. Elle y détaille une solution alternative si la Commission n'opte pas pour une séparation complète entre les opérateurs ferroviaires et les gestionnaires d'infrastructure, qui garantirait tout de même la fin des monopoles des opérateurs historiques.
L'UIRR insiste aussi pour que le quatrième paquet ferroviaire élargisse le spectre de responsabilité de l'Agence ferroviaire européenne, afin qu'elle soit en mesure d'accélérer la mise en place de l'espace unique ferroviaire européen. Aussi, les transports combinés sont-ils partisans d'un régulateur ferroviaire européen, ils dressent la liste des missions qui devraient lui incomber.
Enfin, l'association avance d'autres mesures qui devraient se retrouver dans le quatrième paquet ferroviaire pour améliorer la qualité des services des chemins de fer, surtout pour les tronçons transfrontaliers. Il s'agit de la création d'un gestionnaire européen des réseaux européens ou encore des garanties de transparence pour compléter le régime de performance des gestionnaires d'infrastructure. (MD)