Bruxelles, 20/07/2012 (Agence Europe) - Alors que plusieurs avis ayant trait à la politique d'asile et d'immigration étaient adoptés par le Comité des régions (CdR), réuni en séance plénière mardi 17 juillet, la commissaire européenne chargé des affaires intérieures, Cecilia Malmström, est venu alimenter le débat.
La commissaire n'a pas manqué de rappeler l'importance du rôle des autorités locales dans l'application des politiques d'asile et d'immigration: « L'intégration est un processus local. Une politique à taille unique imposée au niveau national a peu de chance d'être performante. Bien plus efficace est l'approche sur mesure au niveau local et régional, établie par des personnes qui connaissent et comprennent la communauté », a-t'elle insisté. Les élus des régions ont pour leur part profité de la présence de la commissaire pour lui faire savoir que, d'une part, la politique de migration ne devait pas mettre l'accent uniquement sur la sécurité, et que, d'autre part, ils étaient concernés par les menaces qui planent au dessus de l'accord Schengen.
Les membres du CdR, ce jour-là, ont précisément adopté à l'unanimité l'avis de Nichi Vendola (PES, italienne) sur « l'approche globale de la migration et de la mobilité » qui salue les travaux de la Commission sur le respect des droits de l'Homme et des migrants, mais insiste particulièrement sur le droit de tous à quitter un pays. Pour le CdR, le contrôle des frontières ne peut pas prévaloir sur les programmes de gestion des flux de migration. L'organe consultatif n'est pas non plus en faveur d'une politique d'immigration sélective qui entraînerait des « pénuries de cerveaux » dans certains pays.
L'avis de Theodoros Gkotsopoulos (PES, grec) adopté par le CdR le même jour fait aussi appel à plus de solidarité entre les États membres en matière d'asile. Il s'agit d'inscrire ce principe dans un cadre législatif européen amélioré à ce sujet. (MD)