Bruxelles, 16/07/2012 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a annoncé, jeudi 12 juillet, devant son parlement, le lancement d'une vaste étude sur les compétences exclusives, partagées ou d'appui de l'UE et leur impact sur le Royaume-Uni (RU), afin d'évaluer la nature de la relation UE/RU et son évolution. Le ministre a précisé que cette étude doit contribuer à éclairer « les décisions » au sujet de « la trajectoire future de la Grande-Bretagne en Europe » et doit participer au débat public sur l'évolution de l'UE. Cet audit, prévu de cet automne à fin 2014, sera, selon le ministre, « l'analyse la plus approfondie et détaillée possible ». « Un tel travail complet n'a jamais été entrepris auparavant, mais il n'a que trop tardé », a-t-il ajouté.
M. Hague a précisé que chaque ministère procédera à l'examen des domaines de compétences de l'UE pour lesquels il est responsable mais que les comités parlementaires, les administrations, les entreprises, la société civile et toute personne intéressée par la question peuvent aussi participer. « Nous allons aussi inviter nos partenaires européens et du G20, ainsi que les institutions européennes et d'autres organismes internationaux, (…) si elles le souhaitent », à prendre part à l'étude, a précisé le ministre.
Pas une question de pour ou contre l'UE
M. Hague a rappelé qu'être membre de l'UE est un intérêt national du Royaume-Uni. « Nous devons saisir les opportunités pour la Grande-Bretagne de façonner ses relations avec l'Europe de manière à favoriser notre intérêt national. (…) Cela devrait impliquer un coût moindre, moins de bureaucratie et moins d'ingérence dans les questions qui appartiennent aux États-nation », a-t-il expliqué. « Le gouvernement est engagé à jouer un rôle de premier plan dans l'UE et à protéger la démocratie nationale britannique », a ajouté le chef de la diplomatie britannique.
Le ministre des Affaires étrangères a aussi précisé qu'il ne s'agit pas de s'exprimer en faveur ou contre l'UE. « Ce n'est pas une consultation sur se désengager ou se retirer de l'Union européenne. La politique du gouvernement de coalition sur l'Europe n'a pas changé. Nous restons attachés à notre adhésion à l'UE et à une Europe forte et stable », a-t-il ajouté. Il a précisé que l'avenir de l'UE « réside dans la géométrie variable continue, dans les différentes couches de l'intégration ». Précisant que son pays a choisi de ne pas prendre part à certaines couches, M. Hague a cependant souligné que Londres « continuera à jouer un rôle prépondérant dans l'achèvement du marché unique, la défense du libre-échange et de l'élargissement, ainsi que dans la politique étrangère et de nouveaux domaines, tels que le brevet unitaire, qui profite aux affaires britanniques ». (CG)