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Bulletin Quotidien Europe N° 10656
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'UE condamne le massacre de Tremseh

Bruxelles, 16/07/2012 (Agence Europe) - Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, a condamné, vendredi 13 juillet, « dans les termes les plus forts », « l'assassinat impitoyable d'au moins 200 hommes, femmes et enfants » dans le village de Tremseh en Syrie. Mme Ashton s'est dite « profondément choquée » par le massacre qu'elle a qualifié d' « atrocité ».

« L'utilisation par le régime des armes lourdes, y compris l'artillerie et des hélicoptères (…) est une violation flagrante de ses obligations en vertu du plan Annan », a ajouté Mme Ashton. Elle a souligné que les responsables du massacre doivent être identifiés pour être tenus pour responsables de leurs « actes odieux ». « Il ne peut y avoir d'impunité pour les auteurs de ces violations présumées des droits de l'Homme », a-t-elle ajouté.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt a qualifié, dans un tweet, de « forte et appropriée » la réaction de l'UE aux « meurtres atroces » de Tremseh. Le ministre britannique, William Hague, a qualifié le massacre de « choquant et effroyable », soulignant que ce massacre va faire redoubler d'efforts son pays pour avoir des sanctions contre Damas à l'ONU. « Nous allons redoubler d'efforts pour convenir d'une résolution fondée sur le Chapitre VII du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce serait forcer le régime syrien à respecter les engagements qu'il a pris dans le cadre du plan Annan, de retirer ses forces militaires des zones résidentielles, et d'établir un gouvernement de transition », a expliqué M. Hague. Son homologue belge, Didier Reynders, a souligné que cet « événement tragique » montre « une fois de plus qu'il est urgent d'accentuer la pression sur le régime syrien », mettant en avant la nécessité d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant le respect du plan Annan.

L'envoyé spécial Kofi Annan, qui s'est rendu lundi 16 juillet à Moscou pour discuter de la situation, s'est déclaré «choqué et effaré» et a condamné « ces atrocités dans les termes les plus forts» « Il est désespérément urgent que cette violence et ces brutalités cessent et il est plus important que jamais que les gouvernements ayant une influence l'exercent de façon plus effective pour s'assurer que la violence cesse immédiatement», a ajouté M.Annan.

Pression sur Moscou

Lundi, la Russie a accusé l'Occident de chantage pour la forcer à accepter des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre le régime. « On nous dit, si vous ne donnez pas votre accord à une résolution fondée sur le Chapitre VII de la Charte de l'ONU, alors nous refuserons de prolonger le mandat des observateurs (qui se termine le 20 juillet) », a expliqué le ministère russe des Affaires étrangères. Selon des diplomates, les États-Unis feraient ainsi pression sur Moscou.

Selon un groupe d'observateurs présents jeudi à proximité de Tremseh, des armes lourdes, dont des « unités mécanisées » et des hélicoptères, ont été utilisés par l'armée. Des opposants ont précisé qu'après les bombardements, l'armée est entrée avec des miliciens du régime, qui ont tiré sur des habitants en pleine rue ou les ont poignardés. « Il n'y a pas eu de massacre. Ce qui s'est passé, c'était des combats avec des groupes armés qui font fi du plan de Kofi Annan pour résoudre la crise en Syrie », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères syrien Jihad Makdessi. Il a aussi nié le recours aux avions, aux hélicoptères ou à l'artillerie lourde. (CG)

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