Bruxelles, 03/07/2012 (Agence Europe) - L'eurodéputé allemand Elmar Brok (PPE) a demandé le 3 juillet à la Commission européenne de reconsidérer son intention d'amender l'accord de facilitation des visas accordé à l'Ukraine en 2006. La Commission doit en effet décider formellement dans les prochains jours de cette étape qui permettra à davantage de citoyens ukrainiens de se rendre dans l'UE en étant dispensés de visa, l'étape supérieure consistant en un régime de libéralisation qui n'est pas encore accordé à Kiev. Pour l'eurodéputé allemand, la Commission devrait insister sur l'engagement clair des autorités ukrainiennes à respecter l'état de droit et les valeurs démocratiques, une allusion au sort de l'ancienne Premier ministre Ioulia Timochenko. Les autorités ukrainiennes ont d'ailleurs été condamnées ce 3 juillet par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour avoir violé les droits procéduraux d'un ancien ministre de Mme Timochenko et la CEDH se penchera aussi sur le cas de l'ex-Premier ministre le 28 août.
Pour Elmar Brok, la Commission devrait en tout cas veiller à ne donner aucun gage ni signe d'encouragement au gouvernement ukrainien actuel tant que les élections législatives, prévues fin octobre, n'auront pas eu lieu. Interrogé sur le sujet mardi midi, le porte-parole de la commissaire compétente Cecilia Malmström a précisé qu'il ne s'agissait que d'amender un accord déjà en vigueur et qu'« aucun lien » ne devait être fait avec la situation de l'ancienne responsable politique. Michele Cercone a encore précisé que cette étape, « purement procédurale », visait surtout à apporter le plus de bénéfices possible aux citoyens ukrainiens et à renforcer les contacts mutuels. (SP)