Bruxelles, 03/07/2012 (Agence Europe) - Les eurodéputés n'en démordent pas: leur président, élu directement au suffrage universel, devrait être habilité à assister aux délibérations du Conseil européen. Ils en font une question de légitimité démocratique au moment où l'avenir de l'Union économique et monétaire (UEM) est en débat. Le Parlement européen serait également bien plus à même que les gouvernements nationaux, focalisés sur leurs difficultés intérieures, de proposer les idées qui permettraient de trouver une solution à la crise de la dette souveraine. La décision des Dix-sept, prise lors du dernier sommet de l'Eurozone (EUROPE n°10645), de confier à un superviseur unique le contrôle des banques de la zone euro, n'avait-elle pas été suggérée il y a deux ans déjà par le Parlement européen lui-même, ont affirmé plusieurs présidents de groupe politique, mardi 3 juillet lors du débat en plénière sur les résultats du Conseil européen. (MB)