Bruxelles, 22/06/2012 (Agence Europe) - La tenue du 50ème Conseil d'association UE-Turquie, vendredi 22 juin, n'a pas débouché sur des avancées substantielles dans le cadre des pourparlers d'adhésion. Si le commissaire à l'Élargissement et à la Politique de voisinage Stefan Füle a salué l'ouverture par le Conseil de l'UE, jeudi 21 juin, des négociations sur le futur régime sans visas pour les citoyens turcs (EUROPE nº10639), des « progrès substantiels » sont encore nécessaires dans les domaines de la liberté d'expression et des libertés religieuses, tant « dans la pratique que dans la réforme du droit », pour faire avancer le processus d'adhésion, a-t-il prévenu, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, vendredi 22 juin.
Sur les 35 chapitres, seuls 13 sont ouverts et 1 est un provisoirement clôturé. Trois nouveaux chapitres pourraient être ouverts prochainement. Mais aucune date précise n'est connue, d'autant plus que le gouvernement turc a décidé de ne pas collaborer avec la présidence chypriote du Conseil (2ème semestre 2012). Les réformes entamées par Ankara de son système de justice et du contrôle civil des forces turques de sécurité ont été néanmoins saluées comme étant des « développement importants » à l'issue du Conseil d'association.
Cependant, les relations tumultueuses entre la Turquie et Chypre pourraient aussi constituer un obstacle dans les négociations sur la libéralisation des visas. Si plusieurs États manifestent certaines résistances à l'égard de ce processus (Allemagne, Autriche et les Pays-Bas), c'est bien l'opposition de Chypre qui pourrait être déterminante.
À la question de savoir combien de temps les citoyens turcs devront encore attendre pour pouvoir se rendre dans l'UE sans visa, le ministre turc des Affaires européennes Egemen Bagis, a répondu, vendredi 22 juin à Bruxelles, qu'il espérait que les négociations ne prendront pas plus de 3 ans. Tout comme cela a été le cas pour les autres États, aujourd'hui membres de l'UE, a-t-il dit. Le commissaire Füle n'a pas souhaité se prononcer sur une période de temps précise. Selon lui, « ce qui est important, c'est que nous avons arrêté d'en parler et nous avons commencé à travailler pour fournir un régime d'exemption de visa pour les résidents turcs ». Mais, « cela n'arrivera pas demain », a-t-il toutefois indiqué. (JK)