Bruxelles, 22/06/2012 (Agence Europe) - Trois nouveaux chapitres ont été ouverts vendredi 22 juin lors de la conférence d'adhésion avec l'Islande, tandis que la pêche restera le plus gros morceau à négocier. Les chapitres ouverts ont trait à la politique de transport, la politique sociale et l'emploi, et le contrôle financier. Lors de la dernière conférence d'adhésion, quatre chapitres avaient été ouverts (EUROPE n° 10586).
Le ministre danois des Affaires européennes, Nicolai Wammen, a dit que, depuis le début des négociations d'adhésion avec l'Islande, « nous avons ouvert la moitié des chapitres et nous avons pu en clore de façon provisoire un tiers. C'est un résultat exceptionnel et impressionnant qui constitue une bonne base pour la prochaine présidence chypriote qui reprendra les travaux en juillet ». Il a dit espérer que nous pourrons maintenir le rythme dans les négociations, « même si des questions plus difficiles nous attendent » à l'avenir. M. Wammen a souligné: « Nous restons sur cette approche fondée sur les mérites, qui est centrale. On ne peut pas douter du fait que l'Islande devra répondre aux mêmes critères que les autres pays candidats ».
« Un an après l'ouverture des premiers chapitres, le bilan est impressionnant. 18 chapitres ont été ouverts, 10 autres ont été clos de façon provisoire », s'est félicité le commissaire européen Stefan Füle. Jamais les négociations n'ont été aussi vite depuis 2006 (date du consensus renouvelé en matière d'élargissement). « Je suis satisfait du fait que l'Islande ait avancé si vite sur la voie de l'adhésion à l'UE, même si cette adhésion est exigeante en matière de procédures », a ajouté M. Füle. « Les négociations entrent dans une phase où plein de défis nous attendent, mais je suis confiant que nous pourront relever ces défis et nous acheminer vers notre objectif commun », a conclu le commissaire.
Össur Skarphédinsson, le ministre islandais des Affaires étrangères, a rappelé que la pêche est très importante pour l'Islande. « Avec la bonne compréhension de l'UE, je pense que nous parviendrons à un accord », a-t-il dit, en se montrant confiant. Interrogé sur la pêche, il a dit: « Il faut entrer dans la négociation, traiter des problèmes et de tout cela un accord ressortira que respectera l'Islande. Nous sommes prêts à présenter nos positions de négociation ». Le ministre islandais a conclu: « L'UE a toujours fait montre de sa volonté de trouver des solutions sur mesure tenant compte des intérêts spécifiques des États candidats, sans empiéter sur les principes de base qui leur tenaient à cœur. J'attends des solutions créatives. Nous sommes différents de la Norvège, qui par deux fois a dit non à l'UE ».
L'Islande et l'UE ont notamment des contentieux sur la gestion de certains quotas de pêche, comme ceux du maquereau, qui empoisonne les relations entre les pays côtiers de la mer du Nord depuis plus de deux ans. La pêche à la baleine, interdite par l'UE et pratiquée par l'Islande, pose également problème.
Sur le chapitre transport, ouvert, un accord doit encore être trouvé sur les demandes islandaises d'adaptation de l'acquis concernant: - les règles communes d'accès au marché international pour les services de bus et autocars ; - les services aériens dans le domaine de la sécurité de l'aviation civile. En outre, l'Islande devra fournir des informations pour sceller des accords dans le domaine du transport aérien et sur route. Enfin, l'Islande devra aligner sa législation sur la législation du ciel unique européen II.
Dans le domaine social, l'Islande devra aligner sur l'acquis sa législation dans le domaine de la lutte contre les discriminations (LC)